a digital library of Latin literature
   
CSL Home



Keyword Search
  
     advanced search

Browse by:
          Author
          Title
          Genre
          Date

Full Corpus:
   All available texts
      (single page)



Help
Secondary Texts

What's New
Copyright
Credits
Contact Us

Marcus Junianus Justinus
Abrégé des Histoires Philippiques de Trogue Pompée.
texte établi et traduit par Marie-Pierre Arnaud-Lindet.

Précédente

Table des matières

Suivante
   


Livre XIV

Les diadoques (318-316 a.C.), Les préparatifs militaires d'Eumène, 1,1—Premiers échecs d'Eumène, 2,1—Eumène et les Argyraspides 2,6—Défaite d'Eumène et trahison des Argyraspides, 3,1—Discours et fin d'Eumène, 4,1—Intrigues d'Eurydice, 5,1—Cassandre et les cités grecques, 5,5—Olympias fait tuer Arrhidée et Eurydice 5, 8—La fin d'Olympias 6,1.


1 2 3 4 5 6

Les préparatifs militaires d'Eumène 1,1 Quand Eumène sut que Perdiccas avait été tué, que lui-même avait été déclaré ennemi public par les Macédoniens et que la guerre lui avait été déclarée par Antigone1, 2 il l'apprit délibérément à ses soldats de peur que la rumeur n'amplifie beaucoup l'affaire, ou bien qu'elle ne remplisse de terreur les soldats, du fait du tour nouveau pris par les événements, 3 et en même temps, afin de découvrir comment ils étaient disposés à son égard : il était décidé à prendre une décision d'après le sentiment général. 4 Il annonça avec fermeté, cependant, que si la situation inspirait de la terreur à quelqu'un, il avait la possibilité de s'en aller. 5 Par ces mots, il les amena tous à un tel zèle pour son parti que tous le poussaient en avant et qu'ils affirmaient qu'ils déchireraient avec leur épée les décrets des Macédoniens. 6 Alors, l'armée ayant fait mouvement vers l'Éolie2, Eumène réclame de l'argent aux cités, pille en ennemi celles qui refusent.

7 De là il partit pour Sardes, auprès de Cléopâtre3, sœur d'Alexandre le Grand, afin que soient affermis par ses paroles les centurions et les officiers qui estimeraient que la majesté royale était passée du côté où se tenait la sœur d'Alexandre. 8 Si grande était la vénération inspirée par la grandeur d'Alexandre que la faveur de son nom sacré était recherchée même sous les pas d'une femme.

9 Alors qu'il était revenu au camp, on trouve des lettres, répandues dans tout le camp, dans lesquelles étaient assurées de grandes récompenses pour ceux qui apporteraient à Antigone la tête d'Eumène4. 10 L'ayant appris, Eumène, après avoir convoqué les soldats, rend d'abord grâce du fait qu'il ne se soit trouvé personne qui mette l'espoir d'une prime sanglante au dessus de la loyauté du serment militaire, 11 ensuite, il ourdit une ruse en ajoutant que ces lettres ont été imaginées par lui afin de mettre à l'épreuve les sentiments de ses troupes. 12 Du reste, son salut était en leur pouvoir ; ni Antigone, ni l'un quelconque des généraux ne voudraient vaincre de telle façon qu'il établirait contre lui-même le pire des précédents. 13 Ayant fait cela, il fit, sur le moment, changer d'avis sous l'effet de la crainte ceux qui étaient ébranlés, et à la fois, il s'assura des garanties pour l'avenir : si quelque chose de semblable arrivait, les soldats ne penseraient pas être l'objet d'une tentative de corruption par l'ennemi, mais d'une mise à l'épreuve par leur général. 14 En conséquence, tous s'offrent à l'envi pour veiller à son salut.

Premiers échecs d'Eumène
2,1 Sur ces entrefaites, Antigone survient avec son armée, et, après avoir établi son camp, il avance le lendemain en ordre de bataille. 2 Et Eumène n'hésita pas à livrer combat ; vaincu, il s'enfuit dans un poste fortifié5. 3 Comme il voyait qu'il allait y subir les hasards d'un siège, il renvoya la majeure partie de son armée, de peur soit d'être livré à l'ennemi à la suite d'une entente de la multitude, soit que le siège soit rendu plus pénible du fait de la multitude même. 4 Ensuite, il envoie des ambassadeurs implorer Antipatros6 qui seul paraissait égal en forces à Antigone, et quand Antigone eut appris que des renforts avaient été envoyés à Eumène par Antipatros, il leva le siège7. 5 Certes, Eumène était délivré pour le moment de la peur de la mort, mais, comme il avait congédié son armée, il n'avait pas grand espoir de salut.

Eumène et les Argyraspides 6 Donc, après un tour d'horizon complet, le mieux lui parut d'avoir recours aux Argyraspides8 d'Alexandre le Grand, une armée invaincue et éclatante de la gloire de tant de victoires. 7 Cependant les Argyraspides, après Alexandre, avaient de la répugnance pour tous les généraux, estimant que, après le souvenir d'un si grand roi, le service militaire était méprisable sous d'autres. 8 C'est pourquoi Eumène les enjôlait, s'adressait à eux un par un en les suppliant, les nommant tantôt ses compagnons d'armes, tantôt ses parrains, associés aux dangers courus en Orient, tantôt les refuges et les uniques recours de son salut, 9 rappelant qu'ils étaient les seuls à avoir, par leur courage, dompté l'Orient, les seuls à avoir surpassé l'expédition de Liber Pater, les travaux d'Hercule ; 10 c'est grâce à eux qu'Alexandre était devenu grand, c'est grâce à eux qu'il avait atteint les honneurs divins et la gloire immortelle. 11 Il les prie de l'accepter non pas tant comme un général que comme un compagnon d'armes et de vouloir qu'il soit l'un des leurs. 12 Accepté à ces conditions, il s'empare peu à peu du commandement, d'abord en se ménageant les soldats individuellement, puis en rectifiant aimablement ce qui avait été fait de travers ; rien ne pouvait se faire dans le camp sans lui, rien ne pouvait être accompli sans son savoir-faire.

Défaite d'Eumène et trahison des Argyraspides
3,1 À la fin9, alors qu'on avait annoncé qu'Antigone arrivait avec une armée, il fait former la ligne de bataille. 2 Alors, les soldats méprisent les ordres du général : ils sont surclassés par la valeur des ennemis10. 3 Dans ce combat11, ils perdirent non seulement la gloire de tant de guerres ainsi que leurs femmes et leurs enfants, mais aussi les récompenses qui étaient le fruit d'un long service sous les armes.

4 Cependant Eumène, qui était même à l'origine du désastre et à qui ne restait aucun autre espoir de salut, exhortait les vaincus. 5 En effet, il affirmait qu'ils avaient été supérieurs en valeur militaire, puisque cinq mille ennemis avaient été tués par eux, et que, s'ils se maintenaient en guerre, les ennemis allaient d'eux-mêmes demander la paix. 6 Les pertes, qui leur faisaient penser qu'ils avaient été vaincus, consistaient en deux milliers de femmes, quelques bébés et des esclaves, et ils pouvaient les récupérer mieux en vainquant qu'en abandonnant la victoire. 7 D'autre part, les Argyraspides disent qu'ils ne tenteront pas une fuite après les dommages subis par leurs biens et la perte de leurs femmes, et ils ne feront pas la guerre contre leurs enfants ; 8 en outre, ils couvrent Eumène d'insultes parce qu'il les a rappelés du sein même de leur congé honorable pour une nouvelle campagne et des guerres démesurées, eux qui rentraient chez eux avec les récompenses de tant de guerres, après avoir accompli tant d'années de service, et qu'il les a trompés par de vaines promesses, 9 eux qu'il a détournés de leurs propres foyers, en quelque sorte, et du seuil même de leur patrie, 10 et maintenant qu'ils ont perdu tous les fruits d'heureuses campagnes, il ne les laisse même pas vivre en paix dans une vieillesse malheureuse et privée de ressources.

11 Ensuite, sans s'occuper des généraux, ils envoient à Antigone des délégués qui lui demandent d'ordonner que leurs biens leur soient rendus. Celui-ci promet qu'il les rendra s'ils lui livrent Eumène. 12 L'ayant appris, Eumène tenta une fuite avec quelques compagnons ; mais retenu par l'état désespéré de sa situation, alors qu'une foule s'était rassemblée, il demanda qu'il lui soit en dernier permis de s'adresser à l'armée.

Discours et fin d'Eumène
4,1 Engagé par tous à parler, une fois le silence fait et ses chaînes relâchées, il montra sa main étendue en avant, comme s'il avait été enchaîné. 2 "Regardez, soldats, dit-il, la tenue et les ornements de votre général : ce n'est pas quelque ennemi qui me les a imposés : ce serait encore une consolation. 3 C'est vous qui, de vainqueur, avez fait de moi un vaincu, de général en chef vous avez fait de moi un prisonnier de guerre ; quatre fois au cours de cette année, vous êtes liés à moi par un serment solennel. 4 Mais je laisse ceci de côté car les insultes ne siéent pas aux malheureux ; 5 je ne demande qu'une seule chose : si la somme des desseins d'Antigone repose sur ma tête, veuillez que je meure au milieu de vous. 6 Il n'importe pas en effet à ce grand personnage de quelle manière ou à quel endroit je tomberai, et moi, j'aurai été délivré d'une mort ignominieuse. 7 Si j'obtiens cela, je vous délie de votre serment, autant de fois que vous me l'avez prêté. 8 Ou si vous avez vous mêmes honte de faire violence à un suppliant, donnez-moi ici un glaive, et permettez que ce que vous avez juré que vous feriez pour le général en chef, le général en chef le fasse pour vous sans lien du serment". 9 Comme il n'avait pas réussi, il change en colère ses prières. 10 "Quant à vous, dit-il, que les dieux vengeurs des parjures considèrent vos têtes maudites et qu'ils vous donnent des fins telles que celles que vous avez données à vos généraux. 11 Ne vous êtes vous pas de même, il y a peu, aspergés du sang de Perdiccas12 et n'avez-vous pas médité les mêmes choses contre Antipatros13? 12 Enfin, vous étiez prêts à assassiner Alexandre lui-même, si cela avait été permis à une main humaine, et ce qui était le plus que vous pouviez faire (contre lui) vous vous êtes adonnés à des révoltes. 13 Moi, maintenant, dernière victime des parjures, je prononce contre vous les malédictions infernales : 14 puissiez-vous, sans ressources et bannis, passer toute votre vie dans ce camp d'exil, et puissent vos armes vous dévorer, des armes avec lesquelles vous avez fait périr davantage de vos propres généraux que de généraux ennemis !"14

15 Ensuite, rempli de colère, il marche devant ses gardiens en direction du camp d'Antigone. 16 L'armée suit, ayant livré son général en chef, et elle-même captive, elle conduit elle-même vers le camp du vainqueur un triomphe remporté sur elle, 17 les soldats livrant au vainqueur en même temps qu'eux-mêmes tous les auspices du roi Alexandre, et les palmes et les lauriers de tant de guerres ; 18 et pour qu'il ne manque rien au cortège triomphal, les éléphants aussi et les auxiliaires d'Orient suivent derrière. 19 Cette victoire fut plus belle pour Antigone que ne le furent pour Alexandre de si nombreuses victoires, dans la mesure où, alors que l'un avait vaincu l'Orient, l'autre l'avait emporté sur ceux par lesquels l'Orient avait été vaincu. 20 Donc, Antigone répartit dans son armée ces fameux vainqueurs du monde entier, après leur avoir restitué ce qu'il leur avait pris au cours de sa victoire. 21 Il ordonna qu'Eumène fût remis aux gardes, après avoir interdit qu'il vienne devant lui, par honte de leur amitié antérieure15.

Intrigues d'Eurydice
5,1 Pendant ce temps, Eurydice, épouse du roi Arrhidée16, quand elle sut que Polypercon revenait en Macédoine depuis la Grèce et qu'il avait mandé Olympias17, 2 troublée par une jalousie féminine, et abusant de l'état de santé de son époux dont elle revendiquait les fonctions, 3 elle écrit18 au nom du roi à Polyperchon19 de remettre l'armée à Cassandre auquel le roi transmettait l'administration du royaume20. Elle envoie aussi en Asie à Antigone les mêmes nouvelles par lettre. 4 Conquis par ce bienfait, Cassandre ne fait rien que sur décision de l'audace féminine.

Cassandre et les cités grecques 5 Ensuite, parti pour la Grèce, il déclare la guerre à de nombreuses cités21.

6 Les Spartiates furent terrifiés par la destruction de ces dernières comme par un incendie limitrophe ; se défiant des armes, ils enclosent alors leur ville dans des remparts, en contradiction avec les oracles des destins et la gloire ancienne de leurs ancêtres, ville qu'ils avaient toujours défendue par les armes, non par des remparts. 7 Tant ils avaient dégénéré de leurs ancêtres ! alors que au cours de nombreux siècles, la valeur des citoyens avait été le rempart de la ville, à présent les citoyens estimaient qu'ils ne seraient pas saufs, s'ils ne se cachaient à l'intérieur de remparts.

Olympias fait tuer Arrhidée et Eurydice 8 Tandis que cela se passe, un état de troubles en Macédoine rappelle chez lui Cassandre depuis la Grèce. 9 Et en effet, alors qu'Olympias, mère du roi Alexandre, était venue d'Épire en Macédoine, avec à sa suite le roi des Molosses, Éacide22, et qu'elle s'était vu interdire le territoire par Eurydice et le roi Arridée, 10 les Macédoniens émus soit par le souvenir de son époux, soit par la grandeur de son fils et l'indignité de la chose, passèrent à Olympias ; sur l'ordre de cette dernière, Eurydice est tué en même temps que le roi qui avait détenu le pouvoir royal pendant six ans après Alexandre23.

La fin d'Olympias
6,1 Cependant, Olympias ne régna pas longtemps. En effet, alors qu'elle s'était livrée à l'aventure au massacre des princes24, d'une manière qui était plus féminine que royale, elle fit tourner en haine la faveur dont elle jouissait.

2 C'est pourquoi, après avoir entendu parler de l'arrivée de Cassandre, se défiant des Macédoniens, elle se rendit dans la ville de Pydna avec sa bru Rhoxane et son petit-fils Hercule25. 3 Deidamia, fille du roi Éacide, et sa belle-fille Thessalonicè26, elle-même illustre par le nom de son père Philippe, ainsi que beaucoup d'autres épouses princières, troupe plus brillante qu'utile, furent ses compagnes de route. 4 Comme ces choses avaient été annoncées à Cassandre, aussitôt il vint à Pydna à marches forcées et mit le siège devant la ville. 5 Alors qu'Olympias était pressée par la faim et le fer, lassée par la longueur du siège, elle se livra au vainqueur après avoir stipulé qu'elle serait saine et sauve.

6 Cependant, Cassandre ayant appelé les citoyens à une assemblée, dans l'idée de leur demander ce qu'ils voulaient que l'on fasse à propos d'Olympias, suborne les parents de ses victimes pour que, en vêtements de deuil, ils se portent accusateurs de la cruauté de la femme. 7 Enflammés par ceux-ci, les Macédoniens décident, sans égard à son ancienne dignité royale, qu'il faut tuer Olympias, 8 oublieux à coup sûr que grâce à son fils et à son époux ils vivaient non seulement eux-mêmes en sécurité au milieu de leurs voisins, mais qu'ils avaient de plus acquis tant de richesses ainsi que l'empire du monde entier.

9 Mais quand Olympias les voit, résolus, venir vers elle en armes, elle avance d'elle même à leur rencontre, en vêtements royaux, appuyée sur deux suivantes. 10 À sa vue, les assassins s'arrêtent stupéfiés par le sort de la dignité royale antérieure, en même temps qu'affluent à leur mémoire les noms de tant de leurs rois qu'elle représente, 11 jusqu'à ce que soient envoyés par Cassandre ceux qui allaient percer de coups Olympias, qui ne fuit pas le glaive et ne hurle pas sous les blessures ou comme une femme, mais succombe à la mort à la manière des hommes courageux au nom de la gloire d'une ancienne lignée, afin que l'on puisse reconnaître aussi Alexandre dans sa mère qui meurt. 12 On dit qu'en expirant, elle disposa sa chevelure au-dessus d'elle et entoura ses jambes de sa robe afin que sur son cadavre on ne puisse voir quelque chose d'indécent.

13 Après cela, Cassandre prit pour épouse Thessalonicè, la fille du roi Arrhidée27; il envoie le fils d'Alexandre avec sa mère dans la citadelle d'Amphipolis pour y être gardés.


Précédente

Table des matières

Suivante
   



1 Cf. supra,
13,8,9.

2 Ces événements se passent en 320 a.C., dans le nord-ouest de l'Asie mineure.

3 Cléopâtre, sœur germaine d'Alexandre le Grand, s'était installée l'année précédente (321 a.C.) à Sardes (cf. supra,
13,6,4 et la note ad loc.).

4 Elle était mise à prix pour cent talents d'après Plutarque (Eum. 8,6).

5 Bataille d'Orcynii au début de 319 a.C. Eumène se réfugia à Nora, une forteresse sur le Taurus, à la frontière de la Cappadoce et de la Lycaonie (cf. Nepos, Eum., 3-7 et Plutarque, Eum., 18).

6 Le chef de l'ambassade (Diodore, 18,42,1) était l'ancien archiviste d'Alexandre, Hiéronymos de Cardia (c.350-260), compatriote et historiographe d'Eumène, puis d'Antigone.

7 Le siège dura un an. Pendant ce temps, Antipatros était mort, ce qui changeait les données du problème : Cassandre entra en lutte contre le successeur désigné par son père Antipatros, le vieux Polyperchon, qui s'allia à Eumène.

8 Cf. supra,
12,7,5. Les Argyraspides étaient commis à la garde du trésor royal en Cilicie ; Polyperchon leur avait ordonné par lettre d'obéir à Eumène (cf. Diodore, 18, 57-58).

9 Justin a sauté le récit des deux ou trois ans qu'a duré le conflit, depuis 318.

10 Justin résume dans cette phrase un long développement de Trogue Pompée qui devait raconter, entre autres péripéties, la prise du camp des Argyraspides.

11 Bataille de Gabiène en 316/5.

12 Cf. supra,
13,8,10.

13 Allusion à la sédition de Triparadeisos de 321, suscitée par Eurydice, femme d'Arridée (cf. Diodore, 18,39,3-4 ; Arrien, Succ. (FgrHist. 156 F 9 par. 33).

14 Ce long discours est en style direct, ce qui est exceptionnel chez Trogue Pompée qui condamne ce procédé d'écriture (cf. infra,
38,3,11). Plutarque (Eum. 17) met dans la bouche d'Eumène un discours différent, autre exposé rhétorique de la situation désespérée du diadoque.

15 Justin passe sous silence le fait qu'Antigone fit exécuter Eumène (cf. Nepos, Eum., 12 ; Diodore, 19, 44).

16 Cf. supra,
13,6,10 et la note ad loc.

17 Selon Diodore (18,58,2-4), il lui aurait écrit de rentrer en Macédoine et promis la co-régence des rois. Olympias aurait consulté Eumène qui lui aurait répondu de rester en Épire.

18 Notons cet emploi du verbe scribere suivi du subj. sans ut, comme chez César.

19 Justin l'avait fait disparaître prématurément en le confondant avec Cratère (cf. supra,
13,8,7).

20 Au printemps 317, Eurydice se gagne Cassandre, qui avait espéré succéder à son père Antipatros († 319) comme stratège d'Europe et épimélète du roi, mais Antipatros avait désigné avant de mourir Polyperchon.

21 Entre autres, Athènes qui doit se doter d'une constitution oligarchique en 318/7, sous l'autorité de Dèmètrios de Phalère.

22 Le roi, père de Pyrrhos, était le cousin et le beau-frère d'Olympias.

23 Automne 317 a.C. Philippe III Arrhidée régnait, au moins nominalement, depuis la mort d'Alexandre en 323 a.C..

24 Olympias fit tuer, entre autres, Nicanor, le frère de Cassandre (Diodore, 19,11).

25 Hercule est le nom du fils de Barsine ; le fils de Rhoxane est Alexandre IV.

26 Fille de Philippe II et de Nicésipolis

27 La princesse n'est pas la fille d'Arridée (Philippe III), mais celle de Philippe II et de Nikèsipolis ; c'est la sœur consanguine d'Alexandre et ce mariage rapproche Cassandre de la dynastie argéade.


Précédente

Table des matières

Suivante
   


Copyright © Marie-Pierre Arnaud-Lindet 2003. Tous droits réservés.

Le matériel et les informations contenues dans le site peuvent être utilisées seulement à des fins privées en autant que la propriété des droits est reconnue. Toute autre utilisation est strictement interdite. Pour fins de précision, la modification, le téléchargement, la publication, la reproduction sur un autre site, la diffusion sur Internet ou l'utilisation à des fins publiques ou commerciales du matériel et/ou informations se retrouvant sur ce site est strictement prohibée sans l'accord préalable de l'auteur.

FORUM ROMANUM