Thémistocle et les Spartiates
15,1 Donc les Athéniens, grandis à la fois par le butin de guerre et la gloire de la guerre, projettent de fonder leur ville sur de nouvelles bases. 2 Comme ils avaient circonscrit une enceinte plus grande, ils commencèrent à être suspects aux Lacédémoniens qui se demandaient combien une cité fortifiée donnerait d'accroissement de puissance à des gens à qui la ruine de leur ville en avait tant donné. 3 Ils envoient donc des ambassadeurs leur conseiller de ne pas bâtir des remparts et des refuges pour les ennemis au cours d'une future guerre. 4 Quand Thémistocle voit qu'il était haï à cause de la ville en projet, n'estimant pas qu'il fallait se conduire avec intransigeance, il répond aux ambassadeurs qu'iraient à Lacédémone des gens qui discuteraient de cette affaire sur un pied d'égalité avec eux. 5 Les Spartiates ayant été ainsi congédiés, il engage ses concitoyens à hâter les travaux. 6 Ensuite, un certain temps s'étant écoulé, il part lui-même en ambassade et, tantôt feignant en chemin une indisposition, tantôt incriminant la lenteur de ses collègues, sans lesquels il ne pourrait rien faire légalement, il cherchait en atermoyant de jour en jour à gagner du temps pour l'achèvement de l'ouvrage, 7 quand, pendant ce temps, on annonce aux Spartiates que l'ouvrage est hâté à Athènes : à cause de cela, ils envoient à tout le moins des ambassadeurs pour vérifier la chose. 8 Alors, Thémistocle écrit, par l'intermédiaire d'un esclave, aux magistrats d'Athènes qu'ils enchaînent les ambassadeurs, qu'ils les gardent en caution, pour qu'on ne prenne pas des mesures très graves contre lui. 9 Ensuite il se présente à l'assemblée des Lacédémoniens, déclare qu'Athènes est complètement fortifiée et qu'elle peut désormais, non seulement par les armes, mais encore grâce à ses murs, soutenir une guerre qu'on lui ferait ; 10 "si, pour cette raison, ils décidaient quelque chose de trop cruel à son égard, leurs ambassadeurs étaient retenus à Athènes pour servir de caution." 11 Il leur reproche ensuite avec sévérité le fait que, selon lui, ils recherchaient la puissance dans la faiblesse de leurs alliés, et non dans leur valeur militaire. 12 Laissé ainsi libre de s'en aller, il est accueilli par ses concitoyens comme s'il célébrait un triomphe sur les Spartiates77.
Ambition et ruine de Pausanias 13 Après cela, les Spartiates, de peur que leurs forces ne se corrompent dans la paix, et afin de tirer vengeance de la guerre déclarée deux fois à la Grèce par les Perses, prennent l'initiative de ravager leurs territoires. 14 Ils choisissent Pausanias78 comme commandant de leur armée et de celle de leurs alliés ; ce dernier, briguant le règne sur la Grèce à la place de son commandement, négocie avec Xerxès la main de sa fille pour prix de sa trahison, après avoir rendu ses prisonniers de façon à ce que la loyauté du roi soit liée par quelque générosité. 15 Il écrit en outre à Xerxès de mettre à mort tous les messagers qu'il lui a envoyés, de peur que l'affaire ne soit trahie par le bavardage des hommes. 16 Cependant Aristide79, le général des Athéniens, élu pour faire la guerre avec lui, en contrant les entreprises de son collègue en même temps qu'il prenait de sages dispositions, brisa les projets de trahison. Peu de temps après, Pausanias, mis en accusation, est condamné80.
Campagnes de Cimon 17 Donc, comme Xerxès voyait le crime de trahison rendu public, il décida de reprendre la guerre. 18 Pour leur part, les Grecs prennent comme commandant Cimon d'Athènes81, fils de Miltiade sous la conduite duquel on avait combattu à Marathon, un jeune homme dont la grandeur future avait été annoncée par les témoignages de piété filiale qu'il avait donnés : 19 de fait, il avait racheté pour lui donner une sépulture, en se chargeant de ses chaînes, son père qui avait été jeté en prison sur l'accusation de péculat et y était mort82. 20 Et, au cours de la guerre, le jugement de ceux qui avaient choisi Cimon ne fut pas pris en défaut, puisque, ne se montrant pas inférieur à son père en vertus militaires, il obligea Xerxès, dominé sur terre et sur mer, à se réfugier dans son royaume.
1 L'auteur
ancien qui traite le plus abondamment des Scythes est Hérodote au livre 4.
2 Sur les
Parthes, cf. infra, livres 41-42.
3 Trogue
Pompée avait traité des origines du royaume bactrien à la fin du livre 41, mais
la digression a été sautée par Justin.
4 La légende
des Amazones est développée infra (2,4).
5 Selon
Hérodote (2,2), jusqu'à l'époque de Psammétique, les Égyptiens se considéraient
comme les plus anciens des peuples ; ensuite, ils ont admis l'antériorité
des Phrygiens. D'autre part, au cours de sa description des Scythes, Hérodote
juge qu'ils sont les plus jeunes des peuples (4,5). Diodore (1, 9,310,7)
expose les arguments des Égyptiens.
6 Dans la
discussion sur l'ancienneté comparée des Égyptiens et des Scythes interviennent
maintenant des arguments fondés sur la théorie des éléments. La recherche de
l'élément primordial, principe de toutes choses, est le fait des philosophes
présocratiques et prend naissance à Milet avec Thalès (1ère moitié
du VIe s. a.C.) qui explique l'univers comme une création de l'eau,
qui engendre la terre, l'air et le feu. Un peu plus tard Anaximandre est
d'accord avec Thalès, mais son disciple Anaximène enseigne que l'air est le
principe premier. Pour Héraclite d'Éphèse (c. 540-c.480 a.C.) et plus tard pour
les Stoïciens, c'est du feu que tout est né et à lui que tout retournera.
7 Hérodote
limite l'Europe et l'Asie par les cours du Phase et de l'Araxe (4,36. 42. 45.)
et voit dans le Tanais la frontière orientale du quadrilatère scythe (4,101),
dont la base sud (4000 stades) est le Pont-Euxin ; le Boristhène, dont le
cours est parallèle à celui du Tanais, coule au milieu du quadrilatère.
8 Après une
première digression sur l'ancienneté comparée des Scythes et des Égyptiens
(1,521), Justin localise vaguement la Scythie (2,12), puis sous le prétexte
de décrire les mœurs des Scythes (2,315), il développe le topos du bon
sauvage, avec des considérations morales fondées sur le mythe de l'âge d'or
(cf. supra 1,1,1). Notons qu'en fait une partie des Scythes est
sédentaire et que plusieurs passages des chapitres suivants contredisent ce
tableau idyllique. Ensuite, le chapitre 3 reprend le fil du récit interrompu
après 1,4. Ce montage révèle l'utilisation de deux sources au moins par Trogue
Pompée, à moins que Justin n'ait procédé à des enrichissements personnels.
9 1°: expédition d'Égypte, en réponse à la provocation de
"Vezosis", puis l'Asie paye un tribut pendant 1500 ans, jusqu'à Ninus
(infra 3,818) ; 2°: expédition des Amazones (infra 4,14-16) ;
3°: allusion à une troisième expédition en Asie en 5,1, mais seul la
situation au retour des Scythes est évoquée : les conséquences de l'infidélité
des femmes qui induisent un développement du topos du mariage avec les
esclaves, actualisation d'une peur primale des sociétés antiques. Les raids
historiques sur le Proche-Orient des Scythes et des Cimmériens prennent place
au cours des VIIIème VIIème s. Après avoir écrasés les
Cimmériens en Asie mineure (c. 635 a.C.), les Scythes furent eux-mêmes chassés
d'Asie par les Mèdes, qui les avaient utilisés un temps comme auxiliaires
contre les Assyriens.
10 Allusion
à l'échec de l'expédition de Darius en Scythie (513 a.C.), qui sera développée
par la suite (cf. infra, 2,5,9-11).
11 Cf. supra,
1,8.
12 Cf. infra,
12,2,16-17; 37,3,2.
13 Cf. infra,
41,1,1-2; 2,3-4.
14 Cf. supra, 1,1,6 et la n. ad loc.
15 Les §
8-12 ressemblent à l'argument, ou au résumé, d'une controuersia d'école.
16 Selon
Hérodote (2,103), c'est le contraire qui s'est produit : le pharaon
Sésostris soumit les Scythes.
17 Cf. supra,
1,1,4 et la note ad loc.
18 Orose
(1,15,1) précise : Cappadoce Pontique, d'où la restitution de certains
éditeurs.
19 Dans son
développement sur les Amazones de Libye, Diodore (3,52-55) fait allusion aux
Amazones du Pont, près du Thermodon (3,52,1-3). La description des mœurs des
Amazones de Libye est comparable à celle des Amazones scythes, à ceci près
qu'elles sont moins brutales : les hommes ne sont pas tués
systématiquement ; ils élèvent les enfants et se consacrent aux tâches
domestiques...
20 Marpesia
chez Orose (1,15,4), Martesia dans les mss de Justin, sauf dans D qui a
pu être contaminé par Orose : cf. infra Orithyia/Sinope.
21 Selon
Phérécide (FGH, 3 F 15), les Amazones étaient les filles d'Arès et de la
nymphe Harmonie; dans d'autres légendes, Harmonie est elle-même fille d'Arès et
unie à Kadmos, le roi fondateur de Thèbes.
22 Les
Amazones auraient fondé Smyrne, Cymè, Myrinè, Paphos et Éphèse. Elles avaient
des statues dans l'Artémision d'Éphèse (Pline, H.N. 34,19). Ces
fondations sont attribuées à la reine Myrina des Amazones de Libye par Diodore
(3,55,6-7). Cf. P. Devambez, Les Amazones et l'Orient, dans R.
Arch., 1976, p. 267-276.
23 Sinope
chez Orose (1,15,6), Orithyia dans les mss de Justin que le copiste de D corrige en marge Synope.
24 C'est le
neuvième des "Travaux d'Hercule". Le héros devait rapporter au roi
Euristhée les armes, ou selon une autre version, la ceinture de la reine.
25 Menalippe
est la leçon des mss de Justin et de la majorité des mss d'Orose ;
dans les autres auteurs anciens, le nom de la princesse légendaire est Melanippe / Melani/pph (= celle qui a une jument noire).
26 Le
malheureux beau-fils de Phèdre, deuxième épouse de Thésée.
27 Penthésilée fut tuée par Achille, selon Diodore, 2,46. Homère était
muet à son sujet.
28 Cf. infra
12,3,5-7 et Quinte-Curce 6,5,24-32. Si l'anecdote est vraie, cela a pu se
passer en 330 a.C.
29 D'après
Hérodote (1,103-106), l'invasion eut lieu à l'époque du roi mède Ciaxare
(625-585 a.C.)
30 Récit
différent dans Hérodote (4,1-4).
31 I)danqu/rsos chez Hérodote
(4,76; 120; 127).
32 Le casus belli devait être
développé dans Trogue Pompée, soit à cet endroit du récit, soit plus
probablement à la fin du livre Ier.
33 Cf. supra, 2,3,2.
34 La leçon
des mss : Asiam est une erreur de Justin ou de Trogue Pompée, que
certains éditeurs corrigent en Thraciam; car il ne peut s'agir que de la
campagne de Mégabaze en 512 a.C., cf. infra, 7,3,1-9 et les notes ad
loc.
35 Bataille
navale de Ladè, livrée devant Milet, en 494 a.C. Les Perses avaient six cents
navires, les Grecs, trois cent cinquante-trois trières, si l'on en croit
Hérodote (6,8-9).
36 Cf.
Cicéron : Athenarum urbs ea uetustate est ut ipsa ex se ciues suos genuisse
dicitur (Pro Flacco, 26).
37
Deucalion, fils de Prométhée, et son épouse Pyrrha, fille d'Épiméthée et de
Pandore, furent les seuls survivants du Déluge.
38 Il était
mi-homme, mi-serpent, selon la légende habituelle ; ici, Justin semble
vouloir dire qu'il possédait les deux sexes. La phrase n'a pas grand sens, sans
doute parce que l'abréviateur a fait des coupes claires dans le texte de Trogue
Pompée.
39 Rationalisation de la fameuse légende de Deucalion selon laquelle, protégé du
déluge par Jupiter, il aurait par la suite recréé l'humanité, en lançant avec
sa femme Pyrrha des pierres derrière lui.
40 Médos est
dans la légende le fondateur éponyme de la nation mède, cf. infra,
42,2-3.
41 Archonte
éponyme en 594/3.
42 La leçon
de D (et ueriti) est séduisante et rend la traduction plus
facile, mais doit être une correction amenée par la difficulté de comprendre la
construction inlati ... belli et deserti et la présence de ne.
43 Cf.
Frontin, Str. 2,9,9.
44 En 561/0
a.C.
45 Cf. la ruse de Zopyros (1, 10,15).
46
Pisistrate mourut en 528/7 a.C., mais sa tyrannie fut interrompue de 556 date
où il s'exile et part pour la Thrace, jusqu'à 546/5 année où il fait un retour
en force après avoir débarqué à Marathon.
47 Une
première erreur de Justin qui nomme "Dioclès" le fils cadet de
Pisistrate, Hipparque, tué en 514/3 par Harmodios et Aristogiton (Hérodote, 5,55) ; une seconde erreur sur la cause de l'assassinat, celle-là peut-être
volontaire, pour dramatiser le récit et établir un parallèle avec le viol de
Lucrèce, qui amena l'expulsion des Tarquins à Rome : la jeune fille en
question, sœur d'Harmodios, ne fut pas violée mais, choisie d'abord comme canéphore
pour la procession des Panathénées, elle fut renvoyée comme indigne de cet
honneur, ce qui laissait supposer qu'elle n'était plus vierge (cf. Thucydide,
6,54).
48 En fait,
Hippias, assiégé sur l'Acropole en 511/0 a. C., capitula devant les forces
spartiates du roi Cléomène, allié de la puissante famille des Alcméonides.
49 Cf. supra,
2,5,13.
50 La
célébration des Carnéia, fêtes d'Apollon
51 La
bataille eut lieu le 10 août ou le 12 sept. 490 a.C.
52 Cf.
Eschyle, Les Perses. Hérodote (6,114) rend compte de manière plus
vraisemblable de la bravoure du frère d'Eschyle.
53 Comme
l'histoire de Cynégire, le nombre des morts perses résulte d'une exagération
rhétorique : Hérodote (6,117) dit qu'il y eut six mille Perses et cent
quatre-vingt-douze Athéniens tués ; les Perses ne perdirent que sept
navires.
54 Selon N.
G. L. Hammond, The Campaign..., p. 51-57, la tradition de la bataille de
Marathon provient de trois sources différentes : le récit d'Hérodote, le seul
qui ait survécu, les Atthidographes, dont dépendent Cornelius Nepos et
Plutarque, et une autre source, non identifiée, dont dériverait Trogue-Pompée.
55 Novembre
486 a.C.
56 Atossa,
la fille de Cyrus, que Darius avait épousé au début de son règne pour se
rattacher à la dynastie des Achéménides (cf. supra, 1,10,14).
57
Artaphernès, appelé par Justin "Ariaphernès", satrape de Sardes,
était l'un des frères de Darius et le père de l'Artaphernès (appelé
Tissaphernès dans Prol. 2) qui avait commandé avec Datis l'expédition de
490 a.C.
58 On note
plusieurs divergences avec le récit d'Hérodote (7,2-3) pour qui : la
discussion se passe avant la mort de Darius ; le frère consanguin de
Xerxès s'appelle Artobazanès et est le fils de la première épouse de Darius, la
fille de Gobryas ; c'est le roi Démarate, alors en exil à Suse, qui
propose, à l'imitation des lois de Sparte de désigner comme futur roi le
"porphyrogénète". Hérodote et Trogue Pompée se sont fait l'écho de
deux traditions différentes qui ont bâti après coup une explication du
règlement de la succession de Darius. Au reste, Hérodote ajoute : À mon
avis, d'ailleurs, Xerxès aurait hérité du pouvoir sans même invoquer cet
argument (la naissance royale) car sa mère Atossa était
toute-puissante.
59 Démarate
a écrit son message directement sur le support en bois des tablettes, puis il
l'a masqué en coulant de la cire dessus ; la ruse est classique, mais pour
qu'elle soit indécelable, il faut écrire quelque chose sur la cire
fraîche : cette dernière étape du stratagème de Démarate a été sautée par
Justin, ou peut-être par Trogue Pompée lui-même, ce qui explique l'incohérence
de la phrase. On note la même ruse incomplètement développée, attribuée
au Carthaginois Hamilcar infra 21,6,6.
60 Elle
s'appelait Gorgo et était, selon Hérodote (7,239) la fille de Cléomène et
l'épouse de Léonidas.
61 Un
million sept cent mille fantassins et quatre-vingt mille cavaliers selon
Hérodote (7,60-88) qui en décrit les différents corps.
62 Cette
phrase fait difficulté : la leçon des mss, que je traduis ici, donne un
effectif si déraisonnable à la flotte de Xerxès que Rühl (Die Textesquellen...
p.128), suivi par Seel2 avait proposé de corriger d'après le texte
d'Orose (2,9,2) : rostratas mille ducentas onerarias autem tria milia.
Mais Orose a utilisé Trogue Pompée dans l'abrégé de Justin, y a inséré des
compléments tirés d'Hérodote et a entièrement recomposé certains passages (voir
en annexe quelques exemples de la manière dont Orose a récrit le texte de
Justin). L'absurdité du § 20 résulte à mon sens de la contraction abusive d'un
développement de Trogue Pompée. L'effectif de la flotte de Xerxès était de
mille deux cent sept trières selon Hérodote (7,89), et de trois mille autres
navires selon une phrase d'Hérodote considérée comme interpolée (7,97).
63 Août 480
a.C.
64 Justin
veut sans doute parler de la mort de deux frères consanguins de Xerxès,
Abrocomès et Hypéranthès, les fils de Phratagune, qui tombèrent au cours de la
bataille des Thermopyles (cf. Hérodote 7,224-5).
65 Thémistocle (c.525-c.460 a.C.) est alors stratège.
66 Synecdoque
classique (moenia, les remparts = urbs ou ciuitas). La
figure est tellement usée que son inadéquation dans le second membre de phrase
ne choque pas.
67 Trogue
Pompée utilise ici le discours direct, ce qui est extrêmement rare chez
lui : écrit sur un ton cicéronien, il sonne comme un fragment de suasoire
d'école de rhétorique.
68 Cf. Hérodote, 8,35-39
69 En 483,
Thémistocle fait ostraciser Aristide ; Hérodote serait ici la source
indirecte de Justin, via Éphore, selon U. Cozzoli, Le naucrarie..., p. 95.
70 Bataille
de Salamine, fin sept. 480 a.C.
71 Voir dans
Hérodote (8,87-88) l'anecdote qui justifie ce jugement moral, dérivé d'une
réflexion de Xerxès.
72 Ils
furent peu nombreux à faire défection selon Hérodote (8,85) ; cf. aussi
Diodore (11,19) qui impute la responsabilité de la défaite aux Phéniciens et
aux Chypriotes.
73 Mardonios, fils de Gobryas et d'une sœur de Darius, époux d'Artozostra, une
fille de Darius, était le cousin germain et le beau-frère de Xerxès.
74 Bataille
de Platées le 27 août 479 a.C., gagnée par le régent de Sparte, Pausanias.
75 En
réalité, Mardonios fut tué dans la bataille. C'est Artabaze, fils de Pharnace,
qui ramena en Asie les troupes perses, quarante mille hommes environ qu'il
avait tardé, à dessein, d'engager dans la bataille (cf. Hérodote, 9,64-66).
76 Une
explication rationnelle de ce miracle chez Diodore (11,34,3-5) : le roi
Léotychidas, qui commandait l'escadre, aurait fait courir le bruit d'une grande
victoire pour démoraliser l'ennemi, et, par une heureuse coïncidence, la
bataille de Platées aurait été remportée à la même époque.
77 Le chap.
15 dérive de Thucydide, peut-être directement, ou à travers Éphore (cf. L.
Holzapfel, Untersuchungen.... p. 47-50).
78 Pausanias est le fils du roi Cléombrote ; il est régent pour son cousin
Pleistarchos, fils de Léonidas et successeur de Cléombrote.
79 Aristide commande la flotte confédérée, à partir de 478 (fondation de
la ligue de Délos).
80
Pausanias, accusé de trahison par les éphores, s'échappa et se réfugia dans le
téménos d'Athéna Chalkioikos qui jouissait du droit d'asile. Il y fut emmuré
vivant et au moment où il entrait en agonie, on le retira du sanctuaire pour
éviter qu'il fût souillé par un cadavre (477 a.C.).
81 504-449/8
82 489 a.C.