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Marcus Junianus Justinus
Abrégé des Histoires Philippiques de Trogue Pompée.
texte établi et traduit par Marie-Pierre Arnaud-Lindet.

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Livre III

De la mort de Xerxès à la guerre du Pélopponèse, La succession de Xerxès, 1,1—Athènes et Sparte, 2,1—Digression sur Lycurgue, 2,5—Histoire des Parthéniens 4,1—Rivalités des cités, de la troisième guerre de Messénie à l'expédition de Sicile 6,1.


1 2 3 4 5 6 7

La succession de Xerxès 1,1 Xerxès, le roi des Perses, auparavant la terreur des nations, commença à être un sujet de mépris, même pour les siens, après la guerre menée de façon malheureuse en Grèce. 2 Or, son préfet Artaban1, que la majesté royale déclinant chaque jour amenait à l'espoir de régner, entre, au soir, dans le palais royal avec ses sept fils les plus vigoureux — en effet, du droit de l'amitié, le palais lui était toujours grand ouvert — et, après avoir assassiné le roi, il s'en prend traîtreusement aux fils de ce dernier, qui faisaient obstacle à son vœu. 3 Tranquille du côté d'Artaxerxès2, encore un enfant, il raconte que le roi a été tué par Darius, un adolescent, pour être ainsi en possession du trône plus tôt ; il pousse Artaxerxès à tirer vengeance du parricide par un fratricide. 4 Quand on fut arrivé au palais de Darius, on le trouve endormi, il est tué comme s'il feignait le sommeil.

5 Ensuite3, comme Artaban voyait que l'un des fils du roi avait survécu à son forfait et qu'il craignait une contestation des princes au sujet de sa royauté, il associe à son dessein Baccabasos4 qui, satisfait de sa position actuelle, dévoile l'affaire à Artaxerxès : 6 comment son père a été tué, comment son frère a été écrasé sous un faux soupçon de parricide, comment, enfin, on lui préparait un piège. 7 Ayant appris cela, Artaxerxès, redoutant le nombre des fils d'Artaban, ordonne que l'armée soit rangée sous les armes le lendemain : il avait l'intention de vérifier le nombre des soldats et l'habileté de chacun aux armes ; 8 et ainsi, alors qu'Artaban lui-même se tenait aussi au garde-à-vous en armes parmi les autres, le roi fait semblant d'avoir une cuirasse trop courte et ordonne à Artaban d'échanger la sienne avec lui : désarmé et nu, il le traverse de son glaive5 ; dans l'instant, il ordonne de se saisir également de ses fils. 9 Et c'est donc ainsi que le remarquable adolescent vengea à la fois l'assassinat de son père et le meurtre de son frère, en même temps qu'il tirait vengeance des intrigues d'Artaban contre lui.

Athènes et Sparte
2,1 Pendant que ces événements avaient lieu chez les Perses, la Grèce tout entière, divisée en deux partis sous la conduite des Lacédémoniens et des Athéniens, tourne comme contre sa propre chair, les armes forgées dans les guerres étrangères. 2 Il se fait donc deux corps à partir d'un seul peuple, et les hommes du même camp se divisent en deux armées ennemies. 3 D'un côté, les Lacédémoniens attiraient dans leurs forces les contingents armés, naguère communautaires, des cités6, de l'autre, les Athéniens, illustres par l'ancienneté de leur peuple et par leurs actions d'éclat, faisaient confiance à leurs propres forces. 4 Et ainsi, les deux cités les plus puissants de la Grèce, comparables par les lois instituées par Solon7 et par Lycurgue, se ruaient à la guerre en conséquence de leur rivalité armée.

Digression sur Lycurgue 5 Et en effet, alors que Lycurgue avait succédé à son frère Polydectès8, roi des Spartiates, et qu'il aurait pu revendiquer la royauté pour lui, il restitua le royaume avec la plus grande loyauté à Charillos, fils postume de ce dernier, 6 afin que tous comprissent combien les obligations de la piété familiale avaient, chez les honnêtes gens, plus de valeur que toutes les richesses. 7 Donc, dans l'intervalle, tandis que l'enfant prenait des forces et qu'il était sous la tutelle de Lycurgue, ce dernier institua des lois pour les Spartiates qui n'en avaient pas : il ne fut pas plus illustre par leur élaboration que par l'exemple qu'il donna, 8 puisqu'il ne prit aucune loi contre d'autres qu'il ne se la fût d'abord appliquée à lui même. 9 Il forma le peuple au respect des premiers citoyens, les premiers citoyens à la justice dans l'exercice de l'autorité. 10 Il enseigna à tous la sobriété, jugeant que les peines du service armé seraient rendues plus supportables par l'habitude ininterrompue de la frugalité. 11 Il ordonna que chaque chose soit acquise, non avec de l'argent, mais par échange de produits. 12 Il supprima l'usage de l'or et de l'argent9, en tant que fondement de tous les crimes.

3,1 Il répartit le gouvernement de l'état selon les ordres : aux rois10, il remit le pouvoir à la guerre, aux magistrats11, les décisions judiciaires et des successeurs annuels, au Sénat12, la garde des lois, au peuple13, le pouvoir de choisir le Sénat, ou encore de créer les magistrats qu'il voulait. 3 Il répartit également entre tous les biens-fonds, afin que des patrimoines égaux ne rendent personne plus puissant qu'un autre. 4 Il ordonna que tous prennent leur repas en public14, de peur que les richesses ou le luxe de quelqu'un ne fussent à l'abri des regards. 5 Aux jeunes, il ne fut pas autorisé d'utiliser plus d'une tunique, toute l'année, et à personne de se présenter mieux habillé et de manger plus grassement qu'un autre, de peur que l'imitation ne produisît le luxe. 6 Il prescrivit que les enfants pubères ne soit pas conduits sur la place publique, mais à la campagne, afin qu'ils ne passent pas leurs premières années dans le luxe, mais dans l'effort. 7 Il décida que, pour dormir, ils n'auraient rien sous eux, et qu'ils passeraient leur vie sans viande, et qu'ils ne reviendraient pas en ville avant d'être devenus des hommes. 8 Il ordonna d'épouser les jeunes filles sans dot, afin que l'on choisisse des épouses, non de l'argent, et que les maris maintiennent plus sévèrement les liens du mariage, dans la mesure où ils n'étaient aucunement bridés par les dots. 9 Il voulut que les plus grands honneurs allassent non pas aux riches et aux puissants, mais aux vieillards selon le degré de leur âge, et nulle part ailleurs sur terre, la vieillesse ne tient une place plus honorable. 10 Puisqu'il voyait que ces dispositions étaient rigoureuses, dans la mesure où auparavant les mœurs avaient été relâchées, il feint tout d'abord qu'elles soient l'œuvre de l'Apollon de Delphes et qu'il les en a rapportées sur l'ordre de la divinité, afin que la crainte religieuse l'emportât sur la répugnance à s'y conformer. 11 Ensuite, afin de donner une durée éternelle à ses lois, il fait prêter à la cité le serment qu'ils ne changeront rien à ces lois avant qu'il ne revienne, et il feint de partir pour consulter l'oracle de Delphes sur ce qu'il faudrait ajouter ou changer à ces lois. 12 Il part en fait pour la Crète : il y vécut dans un exil perpétuel et il ordonna en mourant de jeter ses os à la mer, de peur qu'après les avoir fait rapporter à Lacédémone, les Spartiates ne se considèrent comme déliés du lien religieux du serment en abolissant les lois15.

4,1 Donc, grâce à ces coutumes, la cité se renforça si rapidement que16 <...>

Histoire des Parthéniens comme ils avaient déclaré la guerre aux Messéniens17 à cause du viol de leurs vierges pendant une cérémonie religieuse des Messéniens, ils s'obligèrent par les serments les plus terribles à ne pas revenir avant de s'être emparé de la Messénie, tant ils comptaient sur leurs forces, ou bien sur leur fortune. 2 Cet événement marqua le début de la discorde en Grèce et fut la cause aussi bien que l'origine d'une guerre intestine. 3 C'est pourquoi, alors que contrairement à leur présomption, ils étaient retenus dix ans au siège de la ville, et qu'ils étaient rappelés par leurs épouses qui se plaignaient d'un si long veuvage, 4 ils craignirent de se nuire plus à eux-mêmes qu'ils ne nuisaient aux Messéniens, du fait de leur obstination à faire la guerre, puisque, pour ceux-ci, la fécondité des femmes remplaçait la quantité de jeunes tués à la guerre, tandis que pour eux-mêmes, les pertes dans les combats étaient continuelles et, d'autre part, la fécondité de leurs épouses, privés de maris, était nulle. 5 C'est pourquoi, ils choisissent des jeunes gens dans la catégorie des soldats qui étaient venus en renfort après la prestation du serment; après les avoir renvoyés à Sparte, ils leur permettent de s'unir à toutes les femmes indistinctement, 6 ayant calculé que la conception serait plus rapide si chacune d'elle la tentait avec plusieurs hommes. 7 Les enfants qui leur naquirent furent appelés Parthéniens18, en raison de la flétrissure de la chasteté de leurs mères. 8 Quand ils atteignirent leurs trente ans, par crainte du manque de ressources — aucun d'eux, en effet, n'avait un père dont il pouvait espérer la dévolution du patrimoine — ils prennent pour chef Phalante, le fils d'Aratos qui avait conseillé aux Spartiates de renvoyer la jeunesse dans sa patrie pour engendrer une descendance, 9 si bien que, de même que naguère le père avait été à l'origine de leur naissance, de même ils mettaient leur espoir et leur dignité dans le fils. 10 Ainsi, sans saluer leurs mères dont l'adultère les avait, selon eux, marqués d'infamie, ils partent à la recherche d'un lieu où s'installer. 11 Longtemps ballottés dans des hasards divers, ils sont enfin portés vers l'Italie et, après s'être emparé de la citadelle des Tarentins, et avoir soumis les anciens habitants, ils s'installèrent là19. 12 Mais, après bien des années, leur chef Phalante, envoyé en exil par une sédition, se réfugia à Brindes où s'étaient retirés les anciens Tarentins, chassés de chez eux. 13 Au moment de mourir, il les persuade de s'occuper de broyer ses os et ses derniers restes et de les éparpiller en silence sur la place publique des Tarentins ; 14 l'Apollon de Delphes avait déclaré que de cette manière en effet ils pourraient récupérer leur patrie. 15 Les Tarentins, pensant qu'il avait livré pour se venger les destins de ses concitoyens, obéirent à ses instructions. Mais le sens de l'oracle avait été différent. 16 En effet, il avait promis la perpétuité de la ville, non sa perte par cette action. 17 C'est ainsi que grâce au conseil du chef et aux bons offices des ennemis, la possession de Tarente fut assurée pour toujours aux Parthéniens; 18 et, en souvenir de ce bienfait, ils décrétèrent des honneurs divins pour Phalante.

Deuxième guerre de Messénie
5,1 Entre temps, les Messéniens sont vaincus par un stratagème, puisqu'ils ne pouvaient l'être par la valeur militaire. 2 Ensuite, alors que pendant quatre-vingts ans ils avaient supporté les si pénibles fouets de la servitude et les autres maux de la captivité, ils reprennent la lutte après la longue patience dont ils avaient fait preuve dans les tourments20. 3 Pour leur part, les Lacédémoniens courent aux armes avec d'autant plus d'unanimité qu'il leur semblait devoir se battre contre des esclaves. 4 Ainsi, alors que d'un côté l'injustice, de l'autre l'indignité, stimulait les cœurs, les Lacédémoniens reçoivent de l'oracle de Delphes, consulté sur l'issue de la guerre, l'ordre de demander aux Athéniens un chef de guerre. 5 Il faut ajouter que les Athéniens, quand ils apprirent la réponse de l'oracle, envoyèrent, par mépris pour les Spartiates, le poète boiteux Tyrtée21, 6 qui amena les Spartiates, mis en déroute dans trois combats, à un tel point de désespoir qu'ils affranchissaient leurs esclaves pour renforcer l'armée et leur promettaient les épouses des tués22, 7 si bien qu'ils prendraient non seulement la place mais aussi la dignité des citoyens perdus. 8 Mais les rois des Lacédémoniens, de peur de faire subir à la cité des dommages plus grands en combattant contre la Fortune, voulaient ramener l'armée, 9 si Tyrtée n'était pas intervenu : devant l'armée assemblée, il déclama des chants qu'il avait composés, dans lesquels il avait mêlé des exhortations au courage, des consolations pour les pertes, des conseils pour la guerre. 10 Ainsi, il insuffla tant d'ardeur aux soldats que, soucieux non pas de leur salut mais de leur sépulture, ils s'attachèrent au bras droit des plaques où avaient été inscrits leur nom et celui de leur père, 11 afin que, si un combat défavorable les anéantissait tous et que leurs corps étaient rendus méconnaissables sous l'effet du temps, on pût leur donner une sépulture à partir des indications des plaques. 12 Comme les rois voyaient l'armée ainsi pleine de courage, ils veillent à en faire informer les ennemis ; 13 mais, au lieu de faire peur aux Messéniens, cela leur donna de l'émulation en retour. 14 Ainsi, on en vint aux mains avec tant d'ardeur que jamais, peut-être, bataille ne fut plus sanglante. 15 À la fin, cependant, la victoire resta aux Lacédémoniens.

Rivalités des cités, de la troisième guerre de Messénie à l'expédition de Sicile
6,1 Du temps s'étant passé23, les Messéniens s'apprêtèrent à une troisième guerre24 2 et les Lacédémoniens usèrent même des Athéniens en renfort parmi le reste de leurs alliés25, 3 et comme ils tenaient leur loyauté comme suspecte, ils les renvoyèrent de la guerre en feignant qu'ils soient inutiles. 4 Prenant très mal la chose, les Athéniens transfèrent de Délos à Athènes l'argent qui avait été réuni depuis toute la Grèce pour payer la guerre contre les Perses, de peur qu'il ne soit une proie et un butin pour les Lacédémoniens faisant défection de l'alliance26. 5 Mais les Lacédémoniens ne prirent pas de repos, eux qui, en même temps qu'ils étaient occupés par la guerre des Messéniens, envoyèrent les Péloponnésiens faire la guerre aux Athéniens. 6 Les forces athéniennes étaient alors peu nombreuses du fait qu'ils avaient envoyé une flotte en Égypte. C'est pourquoi ils sont facilement dominés au cours une bataille navale27. 7 Ensuite, du temps ayant passé, accrus après le retour des leurs par la puissance de la flotte et des soldats, ils reprennent la lutte. 8 Voici que les Lacédémoniens tournent également leurs armes contre les Athéniens, sans plus s'occuper des Messéniens. 9 La victoire fut longtemps indécise ; à la fin on se retira de part et d'autre avec un avantage égal. 10 Ensuite, rappelés à la guerre des Messéniens, les Lacédémoniens font un pacte avec les Thébains pour ne pas laisser aux Athéniens un intervalle de paix : selon les termes du pacte, les Lacédémoniens reconstitueraient l'empire des Béotiens que les Thébains avaient perdu au temps de la guerre contre les Perses, les Thébains se chargeraient de la guerre contre les Athéniens. 11 Si grande était la folie guerrière des Spartiates que, impliqués dans deux guerres, ils ne refusaient pas de se charger d'une troisième. 12 Donc, pour lutter contre une si grande rafale de guerres, les Athéniens choisissent deux chefs, Périclès28, un homme d'une valeur militaire reconnue, et Sophocle, l'auteur de tragédies29, qui, après avoir divisé l'armée, ravagèrent les territoires des Spartiates et d'autre part ajoutèrent à l'empire des Athéniens beaucoup de cités d'Asie.

7,1 Brisés par ces maux, les Lacédémoniens conclurent la paix pour trente ans30, mais ils ne supportèrent pas un si long arrêt des hostilités. 2 C'est pourquoi le traité ayant été rompu avant quinze ans écoulés au mépris des dieux et des hommes, ils dévastent le sol de l'Attique 3 et, de peur de paraître rechercher le butin plus que la bataille, ils provoquent les ennemis au combat. 4 Mais, sur le conseil de leur chef Périclès, les Athéniens remettent à un autre temps la vengeance de ces dévastations injustes, estimant la bataille inutile puisqu'ils pouvaient se venger de l'ennemi sans danger. 5 Ensuite, quelques jours après, ils embarquent sur leurs navires et, à l'insu des Lacédémoniens, pillent Sparte tout entière et emportent bien plus qu'ils n'avaient perdu, 6 si bien qu'à coup sûr, en comparant les pertes, la vengeance fut de loin plus importante que l'injustice. 7 Cette expédition de Périclès fut, certes, remarquable, mais bien plus remarquable fut le mépris qu'il eut de son patrimoine propre. 8 Au milieu de la dévastation du reste du pays, les ennemis avaient laissé ses champs intacts, espérant qu'ils pourraient le mettre en danger en l'exposant à l'envie, ou le déshonorer sur le soupçon de trahison. 9 Prévoyant et anticipant la ruse, Périclès avait, d'une part, annoncé au peuple ce qui allait arriver et , d'autre part, donné à l'état ces champs-mêmes pour esquiver l'assaut de l'envie, 10 et de cette façon, il retira une très grande gloire de là où on avait cherché à le mettre en danger. 11 Après un intervalle de quelques jours, on livra une bataille navale; vaincus, les Lacédémoniens prirent la fuite. 12 Ensuite, on ne cessa de se massacrer réciproquement sur terre ou sur mer au gré de la fortune changeante des combats. 13 Enfin, las de tant de malheurs, ils firent la paix pour cinquante ans31, ils ne la maintinrent que six ans. 14 En effet, ils rompaient en la personne de leurs alliés les trêves qu'ils avaient signées en leur propre nom, 15 puisqu'ils commettaient comme un moindre parjure s'ils combattaient en portant aide à leurs alliés que s'ils avaient fait une guerre ouverte. 16 De Grèce, la guerre fut transférée en Sicile32 ; avant d'en parler, il faut dire quelques mots de la situation de la Sicile.


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1 Il était le chef de la garde royale ; cf.
Diodore, 11,69.

2 Artaxerxès Ier "Longuemain" (Makro/xeir), 465-424 a.C., fils de Xerxès et de la cruelle reine Amestris, fille d'Otanès.

3 L'adverbe marque une coupure de Justin (ou de Trogue Pompée), qui correspond à l'espace de la dizaine d'années nécessaires pour qu'Artaxerxès, un enfant au moment de l'assassinat de son père, devienne un homme suffisamment fort et entraîné pour tuer son régent.

4 Appelé aussi Mégabyzos (Mega/buzos) dans la tradition venue de Ctésias qui n'est pas suivie ici par Trogue Pompée. Diodore (
11,69) donne à Artaban comme complice le troisième fils du roi, Hystaspe, qui était satrape de Bactriane, et l'eunuque Mithridate, cubiculaire du roi.

5 Selon une autre tradition, conservée par Diodore (
l.l.), Artaxerxès tua Artaban en combat singulier, après avoir lui-même été blessé.

6 Les cités de la ligue de Délos.

7 Cf.
supra, 2,7,4-12.

8 Roi légendaire, père ou fils d'Eunomos selon les traditions ; son nom est une épithète du dieu chtonien Hadès.

9 Les Spartiates continuaient d'user à l'époque classique d'une archaïque monnaie de fer, mais les Périèques pouvaient détenir et utiliser commercialement l'or et l'argent.

10 Deux rois règnent ensemble à Lacédémone, l'un de la famille des Agiades, l'autre de la famille des Eurypontides.

11 Le collège des cinq éphores, dont le président est éponyme (la liste annuelle remonte à 754/3 a.C.).

12 La gérousia, composée de trente membres : les deux rois qui la président et vingt-huit gérontes, âgés de plus de soixante ans, élus à vie.

13 L'assemblée du peuple, appelée autrefois Apella, aujourd'hui Ecclesia, comprend tous les Spartiates âgés d'au moins trente ans.

14 La syssitie.

15 La vie de Lycurgue et son œuvre sont traitées par Trogue Pompée (ou Justin) en quelques lignes qui présentent le caractère d'un aide-mémoire scolaire, codifiant la légende qui a idéalisé le premier législateur de la Grèce et les institutions de Sparte. Plutarque, dans la Vie de Lycurgue, parallèle à celle du Romain Numa, a conservé l'essentiel des sources anciennes à ce sujet.

16 On a ici une des coupures les plus apparentes de Justin : entre ut  (traduit par que) et cum  (traduit par comme)  devait se trouver le développement de Trogue Pompée sur les guerres argiennes qui est mentionné dans le prologue.

17 Première guerre de Messénie, datée traditionnellement de 743-724 a.C., et pour certains, partisans  d'une chronologie basse, de 670-650.

18 En grec Parqe/nios , "né d'une jeune fille", de parqe/nos, la jeune fille.

19 Fondation de Tarente en 706/5 a.C.

20 Deuxième guerre de Messénie, c. 650 a.C. selon la chronologie traditionnelle.

21 Il ne reste que quelques fragments des élégies de Tyrtée (voir Gentili-Prato, Poetarum elegiacorum testimonia et fragmenta, Leipzig, 1979), dont le floruit  est généralement situé en 640-637 a.C.

22 Il s'agit d'hilotes qui furent appelés ensuite "épeunactes" ( e)peu/naktoi = c'est-à-dire ceux qui sont admis dans le lit à la suite de ). Cf. Théopompe, cité par Athénée, Deipn. 6,271c, et Diodore (8,21). Cette anecdote, de même que celle de la naissance des Parthéniens au cours de la première guerre de Messénie, veut montrer à quel point les Spartiates ont toujours souffert d'oliganthropie, et, comme telle, est bien suspecte de création tardive.

23 Près de deux siècles, ce qui ramène le lecteur à la période du règne d'Artaxerxès, après le retour en arrière de Trogue Pompée sur les origines des Lacédémoniens.

24 La troisième guerre de Messénie dura de 464 à 460/59 a.C. Les Messéniens profitèrent du tremblement de terre de 464 qui toucha durement la Laconie.

25 Cimon et quatre mille hoplites en 462 a.C. Cimon fut ostracisé l'année suivante

26 En fait, le trésor de la ligue de Délos fut transféré à Athènes en 454 a.C. sur proposition des Samiens, à cause de la menace que les escadres perses faisaient peser sur la mer Égée.

27 En 454 : les Athéniens perdirent 250 navires.

28 Périclès (495-429 a.C.) fut réélu stratège presque chaque année de 461 à sa mort.

29 Né en 497/6, Sophocle fut hellénotame en 443/2 et 441-439 a.C., et élu plusieurs fois stratège, dont en 440 pour la guerre de Samos.

30 En 446/5 a.C.

31 Paix de Nicias, 421 a.C.

32 Expédition de Sicile, 415-413 a. C.


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