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Marcus Junianus Justinus
Abrégé des Histoires Philippiques de Trogue Pompée.
texte établi et traduit par Marie-Pierre Arnaud-Lindet.

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Livre XLIV

La péninsule ibérique, Géographie et ressources naturelles de l'Espagne, 1,1—Les habitants de l'Espagne, 2,1—Viriate, 2,7—La Lusitanie et la Galice, 3,1—Histoire d'Habis, 4,1—Les Baléares 4,14—Les Carthaginois en Espagne, 5,1.


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Géographie et ressources naturelles de l'Espagne 1,1 De même que l'Espagne verrouille les limites de l'Europe, de même elle formera la fin de cette œuvre. 2 Les Anciens l'appelèrent d'abord Ibérie du nom du fleuve Hibers1, ensuite Espagne, du nom d'Hispalus. 3 Située entre l'Afrique et la Gaule, elle est limitée par le détroit de l'Océans2 et les monts des Pyrénées.

4 De même qu'elle est plus petite que ces deux terres, de même elle est plus fertile que l'une et l'autre. En effet, elle n'est pas grillée par un soleil brûlant comme l'Afrique et elle n'est pas non plus harcelée comme la Gaule par des vents continuels, mais tenant le milieu entre les deux, ici d'une chaleur modérée, là avec des averses bénéfiques et en temps voulu, elle est féconde en toute espèce de récoltes, à tel point que l'abondance de sa production suffit en tout non seulement à ses habitants, mais aussi à l'Italie et à la ville de Rome. 5 Il ne s'y trouve pas seulement du blé en masse, mais aussi du vin, du miel et de l'huile. Il n'y a pas que du fer, le matériau le plus importants3, mais aussi d'agiles troupeaux de chevaux. 6 Mais ce ne sont pas seulement les biens de la surface de la terre qui sont à louer, mais aussi les heureuses richesses des mines dérobées au regard. D'autre part, le lin et le jonc y ont une extrême vigueur ; assurément aucune terre n'est plus abondante en minium.

7 En Espagne, les fleuves ne sont pas torrentueux et rapides, au point de nuire, mais ils sont paisibles, arrosent les vignobles et les campagnes et sont très poissonneux dans les estuaires océaniques ; la plupart d'entre eux sont riches en or qu'ils charrient dans des sables aurifères.

8 L'Espagne est attachée à la Gaule par la seule dorsale du mont Pyrénées, sur les autres côtés, elle est entourée par la mer qui l'encercle de tous côtés. 9 Le territoire a une forme à peu près carrée, si ce n'est le resserrement vers les Pyrénées sous l'effet de l'étranglement des rivages de l'Océan. J'ajouterai que la chaîne des Pyrénées s'étend sur six cent mille pass4.

10 La salubrité du climat est la même à travers toute l'Espagne, parce qu'aucun souffle d'air n'est chargé de la vapeur lourde des marécages. Il s'y ajoute aussi les brises marines qui soufflent régulièrement de tous côtés et pénètrent toute la province : grâce à l'air purifié par cette ventilation, les hommes retrouvent une excellente santé.

Les habitants de l'Espagne
2,1 Les hommes ont le corps préparé à la privation de nourriture et à la souffrance, l'esprit préparé à la mort. Ils sont tous d'une frugalité âpre et rigoureuse. 2 Ils préfèrent la guerre au repos ; s'il leur manque un ennemi étranger, ils en cherchent un à l'intérieur. 3 Ils sont souvent morts sous la torture pour garder un secret ; tant le souci de tenir sa langue est plus fort chez eux que celui de la vie. 4 On célèbre encore l'endurance de cet esclave, au temps de la guerre punique, qui, ayant vengé son maître, éclata de rire au milieu des supplices et vainquit la cruauté des bourreaux par sa joie sereines5. 5 Ce peuple est agile et véloce, il a l'esprit turbulent ; leurs destriers et leurs armes leur sont plus chers que leur sang même. 6 Les jours de fête, il n'y a aucun festin d'apparat. Ils apprirent des Romains à se baigner à l'eau chaude après la deuxième guerre punique.

Viriate 7 Dans une si grande suite de siècles, aucun chef ne fut plus grand chez eux que Viriate qui, pendant dix ans, épuisa les Romains avec des victoires variéess6; tant leur cœur les rapproche plus des fauves que des hommes ! Ils suivirent Viriate, non qu'il eût été choisi par un vote populaire, mais en tant qu'il savait se garder des dangers et qu'il était habile à les écarter. 8 Sa vertu et sa continence furent si grandes que, alors qu'il avait souvent vaincu les armées consulaires, après de si grands exploits il ne changea ni la décoration de ses armes, ni l'ordonnance de son habillement, non plus que sa manière de se nourrir, mais, au contraire, il garda le comportement qu'il avait quand il était entré en guerre, si bien que n'importe lequel des hommes de troupe paraissait plus opulent que le généralissime lui-mêmes7.

La Lusitanie et la Galice
3,1 En Lusitanie, près du Tage, les juments sont fécondées par le vent, selon un grand nombre d'auteurss8. Ces fables sont nées de la fécondité des juments et de la multitude des troupeaux que l'on voit en Galice et en Lusitanie si nombreux et si véloces qu'ils apparaissent à bon droit avoir été engendrés par le vent lui-même.

2 Quant aux Galiciens, ils s'attribuent une origine grecque, et de fait, selon leurs dires, alors qu'après la fin de la guerre de Troie, Teucer, haï de son père Télamon à cause de la mort de son frère Ajax, n'avait pas été accueilli dans son royaume, il gagna Chypre et y fonda une ville appelée Salamine, du nom de son ancienne patries9; ensuite, ayant reçu la nouvelle de la mort de son père, il regagna sa patrie, mais, alors que l'accès lui en était interdit par Eurysacès, le fils d'Ajax, il fut poussé vers les rivages d'Espagne et occupa les lieux où se trouve maintenant Carthagènes10; de là il passa en Galice et s'y étant installé, il donna son nom au peuple. 4 D'autre part, les Amphiloques constituent une partie de la Galice. La région est très abondante en cuivre et en plomb et aussi en miniums11, qui a même donné son nom au fleuve voisins12; elle est également très riche en or, au point qu'avec l'araire, on fend souvent des mottes d'ors13. 5 Sur les territoires de ce peuple, il y a une montagne sacrée qu'il est tenu pour néfaste de violer par le fer ; mais, s'il arrive que la terre soit fendue par la foudre, ce qui est chose coutumière en ces lieux, il est permis de ramasser, comme un présent des dieux, l'or mis à découvert. 7 Les femmes s'occupent des choses de la maison et de la culture des champs, les hommes se consacrent au pillage à main armée. 8 Le fer est chez eux un matériau d'une rare qualité, mais l'eau a plus de force que le fer lui-même, puisqu'ils rendent le fer plus tranchant en le mélangeant avec l'eaus14, et aucune arme offensive n'est estimée chez eux qui n'ait été trempée dans le Birbilis ou dans le Chalybss15. 9 De là vient même que les riverains de ce fleuve ont été appelés Chalybes et passent pour l'emporter sur les autres pour la qualité de leur fer.

Histoire d'Habis
4,1 Les gorges des Tartessiens, où les Titans livrèrent bataille aux dieux, dit-on, furent habitées par les Curètes, dont un très ancien roi, Gargoris, fut le premier à inventer l'usage de recueillir le miel. 2 Comme l'inconduite de sa fille lui avait donné un petit-fils, il voulut faire périr le bébé de diverses manières, mais une bonne fortune l'ayant protégé à tous coups, à la fin il parvint à la royauté, en commisération de tant de périls. 3 En premier, alors qu'il l'avait fait exposer et qu'après des jours il avait envoyé rechercher le corps de l'enfant exposé, on le trouva nourri par des laits variés de bêtes sauvages. 4 Ensuite, une fois l'enfant rapporté chez lui, le roi ordonne de le jeter sur une draille étroite par laquelle le bétail avait l'habitude de passer ; cruel assurément celui qui préféra que son petit-fils soit foulé aux pieds plutôt que de le faire tuer d'une mort simple. 5 Comme là aussi le bébé était resté intact et qu'il ne manquait pas de nourriture, il le fit jeter d'abord à des chiens, torturés par le jeûne et une abstinence de plusieurs jours, puis même à des cochons. 6 Et ainsi, comme non seulement les bêtes ne lui faisaient pas de mal, mais qu'en plus certaines le nourrissaient de leurs mamelles, à la fin il ordonna de le jeter dans l'Océan. 7 Alors, une puissance divine s'étant clairement manifestée, il est porté au milieu des marées houleuses et des flux alternés, comme par un navire et non par le flot, il est déposé sur le rivage par une douce houle ; peu après, auprès de lui il y eut une biche qui offrit ses mamelles au bébé. Ensuite, de la fréquentation de sa nourrice vint à l'enfant une agilité extrême ; il courut longtemps à travers les montagnes et les bois au milieu des hardes de cerfs, avec une rapidité à peine moindre. 9 À la fin, pris au filet, il est donné au roi en présent. Alors il reconnut son petit-fils à la similitude des traits et aux marques sur le corps qui avaient été imprimées au fer sur le bébé. 10 Ensuite le roi le désigne comme successeur au trône par admiration pour tant de traverses et de dangers.

11 On lui donna le nom de Habis, et quand il reçut le pouvoir royal, il fut d'une telle grandeur qu'il paraissait ne pas avoir été arraché en vain par les dieux à tant de dangers. De fait, il enchaîna par des lois un peuple de barbares et, le premier, il enseigna à soumettre les bœufs à l'araire et à demander du blé au sillon, et il poussa les hommes à passer d'une nourriture grossière à une alimentation plus agréable, par haine de celle qu'il avait subie. 12 Ses aventures sembleraient des fables si, selon la tradition, les fondateurs des Romains n'avaient été nourris par une louves16 et si, d'autre part, le roi des Perses Cyrus, n'avait été allaité par une chiennes17. 13 Il interdit aussi aux citoyens les besognes serviles et répartit la plèbe en sept villes. 14 Après la mort d'Habis, le pouvoir royal fut détenu par ses successeurs au cours de nombreux siècles.

Les Baléares Dans une autre partie de l'Espagne, celle qui est composée d'îles, le pouvoir royal fut aux mains de Géryons18. Dans cette région, le fourrage est si riche que le bétail éclaterait si on ne coupait pas son engraissement de périodes d'abstinence. 15 Donc enfin, les troupeaux de Géryon, leur seule richesse à l'époque, furent si réputés qu'ils attirèrent d'Asie Hercule par la grandeur du butin. 16 On rapporte, pour finir, que Géryon lui-même n'était pas de nature triple, comme il est dit dans les légendes, mais ils étaient trois frères, qui s'entendaient si bien entre eux que tous trois paraissaient régis par un seul esprit, et que la guerre ne leur fut pas déclarée par Hercule de son propre mouvement, mais que, quand ils virent enlever leurs troupeaux, ils cherchèrent à reprendre par les armes ce qu'ils avaient perdu.

Les Carthaginois en Espagne
5,1 Ensuite, après les royaumes d'Espagne, les Carthaginois furent les premiers à s'emparer du pouvoir sur la province. 2 En effet, alors que les Gaditains avaient transporté en Espagne, sur un ordre reçu pendant leur sommeil, les objets consacrés au culte d'Hercule, depuis Tyrs19, origine également des Carthaginois, et qu'ils avaient fondé là-bas une villes20, les peuples voisins de la nouvelle ville prenant en haine son accroissement et pour cette raison harcelant les Gaditains par la guerre, les Carthaginois envoyèrent des renforts à leurs parents. 3 Grâce à une expédition couronnée de succès, ils vengèrent les Gaditains des injustices et par une injustice plus grande ils ajoutèrent à leur propre empire une partie de la province.

4 Par la suite, augurant bien de la première expédition, ils envoyèrent le généralissime Hamilcar avec une troupe importante pour s'emparer de la province21; après avoir accompli de grands exploits, tandis qu'il se confie inconsidérément à sa chance, il est tué dans une embuscade. 5 Pour le remplacer, on envoie son gendre Hasdrubal qui est lui aussi assassiné par l'esclave d'un Espagnol, vengeant la mort injuste de son maître22. 6 Le généralissime Hannibal, fils d'Hamilcar, leur succéda, supérieur à l'un et à l'autre puisque surpassant leurs exploits à tous deux, il soumit l'ensemble de l'Espagne23. Ayant porté la guerre contre les Romains depuis ce pays, il accabla l'Italie de désastres pendant seize ans.

7 Pendant ce temps, les Romains, ayant envoyé les Scipions en Espagne, chassèrent d'abord les Puniques de la province24, ensuite ils firent de grandes guerres contre les Espagnols eux-mêmes25. 8 Et les Espagnols ne purent accepter l'état de soumission de province entièrement pacifiée avant que César Auguste, ayant entièrement pacifié le monde entier, ne tourne contre eux ses armes victorieuses et ne réduise au statut de province ce peuple barbare et sauvage, amené à un mode de vie plus civilisé26.


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1 L'Èbre.

2 Le détroit de Gibraltar, appelé Colonnes d'Hercule par les Anciens.

3 C'est parce que le minerai de fer est exploité en surface dans l'Antiquité que cette catégorie de ressources minérales est traitée par Justin à cet endroit ; il n'y a pas lieu de changer l'ordre du texte tel qu'il a été transmis par les mss comme l'a fait l'édition Rühl.

4 Ce qui fait environ 900 km, soit plus de deux fois la longueur approximative de la chaîne.

5 Tite-Live (21,2,6) rapporte l'anecdote à l'assassin d'Hasdrubal, mais dit que l'assassin était un barbare, sans préciser son statut. Tacite souligne la résistance à la torture de l'assassin de L. Pison, gouverneur d'Espagne citérieure en 25 p.C., qui était un paysan termestin (Ann., 4,45,1-2).

6 Soulèvement des Celtibères, à partir de 153 a.C. Pendant les années 147-145 a.C., le chef lusitanien Viriathe tient avec ses alliés Celtibères la région entre Èbre et Tage ; il bat et met en fuite à plusieurs reprises les généraux romains. Puis Q. Fabius Maximus Servilianus (cos. 142, procos. 141 a.C.) prend plusieurs oppida et fait couper les mains à 500 chefs contre la foi jurée. En 140 a.C., le proconsul Q. Pompée est battu par les Numantins (Espagne citérieure, vallée du Douro), et fait avec eux une paix que le sénat refuse de ratifier. En 139, l'assassinat de Viriathe à l'instigation du proconsul Q. Servilius Caepio met fin partiellement à la révolte, mais le sénat refuse le triomphe à Caepio.

7 Cf. Diodore, 34,1.

8 Cette fable était effectivement très répandue : Virgile (G., 3, 266-279) y fait allusion ; Varron (R.R., 2,1,19), Columelle (6,27,7), et Pline (H.N. 8,166) ajoutent que la vie de la progéniture de ces juments n'excède pas trois ans ; Silius Italicus (3,378-383) réduit leur existence à sept jours. Auparavant, Aristote avait localisé en Crète cet accouplement merveilleux (Hist. an., 6,18,4).

9 Salamine d'Attique.

10 Carthagène, fondée en 223 a.C. par Hasdrubal, gendre d'Hamilcar, sur le site de Mastia, au sud du cap de Palos, un très bon site portuaire et débouché maritime des mines d'argent de la Sierra Nevada.

11 Le minium est un oxyde de plomb.

12 Le Minius (Minho)

13 Cf. Pline, H.N., 4,21.

14 Allusion, sans doute, à la technique de l'acier trempé, qui n'a pas été trop bien comprise par Justin, Trogue Pompée, ou sa source.

15 Deux affluents de l'Ébre.

16 Cf. supra,
43,2,5.

17 Cf. supra,
1,4,10. Justin a aussi raconté (23,4,6-7) le prodige de Hiéron de Syracuse, nourri par les abeilles.

18 Cf. supra,
42,3,4 et 43,1,9.

19 Cf. supra,
18,3, l'histoire des Tyriens.

20 Gadès, fondée c. 1100 a.C. par les Tyriens, sur le meilleur site portuaire de la côte océanique sud (une île, devenue une presqu'île rocheuse formant un fort naturel, plus une baie bien abritée), entre l'embouchure du Guadalquivir et les colonnes d'Hercule, garde la route de Tartessos (basse vallée du Baetis/Guadalquivir, entre la Sierra Morena, au nord et les chaînes bétiques au sud. La ville fut à l'origine un entrepôt pour le commerce de troc avec les indigènes.

Le dispositif de blocage du détroit contre les Grecs (Phocée...) est complété par la base navale de Carteia, dans la baie d'Algésiras, et des établissements autour de Malaca (Malaga).

21 Hamilcar est suffète d'Espagne en 237-228 a.C.; il procède à la fondation d'Akra Leukè (Alicante) et est tué au siège d'Helikè (Elche)

22 En 221 a.C., après l'assassinat d'Hasdrubal, successeur d'Hamilcar, Hannibal devient suffète.

23 Il se pose le problème de l'étendue du pays "contrôlé" par les Puniques en dehors des côtes, des secteurs miniers et de la vallée du Baetis.

24 P. Cornelius Scipion, consul en 218 a.C., proconsul d'Espagne, et son frère Cn. Cornelius Scipion débarquent à Ampurias, fondent Tarraco, se rendent maîtres de la Catalogne, et empêchent Hasdrubal (le frère d'Hannibal) de passer l'Èbre ; ils sont tués en 211 a.C. après avoir été encerclés par trois armées puniques au cours de l'offensive romaine ratée vers le Baetis par la Meseta. En 210 a.C., P. Scipion l'Africain, fils du consul de 218, consul à 25 ans, est chargé des opérations en Espagne ; en 209, il prend Carthagène, les approvisionnements et le trésor des Carthagnois (18 300 livres d'argent), et s'empare des otages indigènes ; il bat les Carthaginois en 208 à Baecula (sur le Baetis), en 206 à Ilipa (Bétique), et oblige Magon évacue Gadès.

25 En 197 a.C., le Romains créent les provinces d'Espagne citérieure à l'est, des Pyrénées au cap de Gata, et d'Espagne ultérieure au sud (vallée du Baetis) ; la pacification et la romanisation de la péninsule durera près de deux cents ans.

26 La dernière guerre d'Espagne, contre les Astures et les Cantabres (26-19 a.C.), fut menée par Auguste et Agrippa.


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