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Marcus Junianus Justinus
Abrégé des Histoires Philippiques de Trogue Pompée.
texte établi et traduit par Marie-Pierre Arnaud-Lindet.

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Livre VI

Les guerres en Grèce de 399 à 362 a.C., Les Spartiates en Asie 1,1—Réaction de Pharnabaze, 1,4—Conon et Agésilas, 2,1—Pisandre et Conon, 3,1—Guerre de Corinthe, 4,3—La paix du Roi, 6,1—Prépondérance de Thèbes, 6,6—La mort d'Épaminondas, 8,1—Conséquences des guerres entre les cités, 9,1.


1 2 3 4 5 6 7 8 9

Les Spartiates en Asie 1,1 Les Lacédémoniens qui, en accord avec les dispositions naturelles de l'homme, désiraient d'autant plus qu'ils possédaient davantage, non contents d'avoir doublé leurs forces en s'appropriant celles des Athéniens, commencèrent à ambitionner l'empire de l'Asie toute entière1; mais la plus grande partie était soumise au pouvoir royal des Perses. 2 C'est pourquoi, alors que Hercylides2, le général choisi pour cette campagne, voyait qu'il devait combattre les deux préfets du roi Artaxerxès, Pharnabaze3 et Tissaphernès4, dotés des forces des plus grands peuples, il décida de faire la paix avec l'un des deux. 3 Le plus indiqué lui semblait être Tissaphernès, il était d'une habileté plus grande et mieux pourvu d'anciens soldats de Cyrus, qui avait été roi il y a peu ; invité à des pourparlers, Tissaphernès renonce5 à la guerre sous certaines conditions.

Réaction de Pharnabaze 4 Pharnabaze dénonce l'accord à leur roi6: il révèle comment Tissaphernès n'avait pas repoussé par les armes les Lacédémoniens qui avaient attaqué l'Asie, mais les avait nourris aux frais du roi, 5 et comment il les achetait pour qu'ils portent ailleurs la guerre qu'il faisait, comme si tout dommage subi n'atteignait pas la totalité de l'empire. 6 Il dit qu'il était indigne de ne pas faire la guerre jusqu'au bout, mais de s'en racheter, de soumettre l'ennemi avec de l'argent, non par les armes. 7 Il engage le roi, rendu hostile à Tissaphernès par ces paroles, à le remplacer au commandement de la guerre navale par Conon l'Athénien, qui était en exil à Chypre après avoir abandonné sa patrie du fait de la guerre7; 8 puisque il reste cependant aux Athéniens leur expérience navale, même si leurs forces ont été brisées par la guerre, et, s'il fallait choisir entre tous, il n'y en aurait pas de meilleur. 9 Ayant donc reçu cinq cents talents, Pharnabaze reçut l'ordre de mettre Conon à la tête de la flotte.

Conon et Agésilas
2,1 Ayant appris cela, les Lacédémoniens eux-mêmes envoient des ambassadeurs au roi d'Égypte Hercynion8 pour lui demander de l'aide pour la guerre navale, 2 et ce dernier leur envoya cent trirèmes et six cent mille mesures de blé ; d'immenses renforts furent rassemblés à partir de leurs autres alliés également. 3 Mais il manquait à une si grande armée, et contre un si grand général, un commandant en chef qui en soit digne. 4 C'est pourquoi, tandis que les alliés réclamaient Agésilas9, alors roi des Lacédémoniens, les Lacédémoniens délibérèrent longtemps, à cause de la réponse de l'oracle de Delphes, s'ils lui confieraient le haut commandement : 5 il leur avait été annoncé que la fin de leur pouvoir viendrait quand le pouvoir des rois aurait boité ; le roi était en effet boiteux. 6 À la fin, ils décidèrent qu'il était mieux que le roi boite dans sa démarche que le royaume dans l'exercice du commandement. 7 Après qu'ils envoyèrent Agésilas en Asie avec d'immenses troupes, il ne me serait pas facile de dire quelle autre paire de généraux aurait été mieux assortie. 8 Ils étaient en effet à peu près égaux en âge, en valeur militaire, en prudence, en sagesse, et la gloire de leurs exploits était la même. 9 Alors que la fortune leur avait donné tout également, elle les avait cependant gardés invaincus l'un par l'autre. 10 Donc grand fut leur appareil guerrier, grands furent leurs exploits à tous deux.

11 Cependant Conon fut assailli par une révolte des soldats que les préfets du roi avaient l'habitude de frustrer de leur solde : ils réclamaient leur dû avec d'autant plus d'insistance qu'ils présumaient que le service serait plus dur sous un grand chef. 12 En conséquence, Conon, qui avait en vain harcelé de lettres le roi, alla lui-même le trouver, en dernier ressort ; il lui fut interdit de le voir et de s'entretenir avec ce dernier du fait qu'il ne voulait pas l'adorer à la manière des Perses10. 14 Il traite cependant avec lui par des intermédiaires et se plaint de ce que les opérations militaires du plus opulent des rois soient ruinées par manque de ressources, et que lui qui avait une armée égale à celle des ennemis soit vaincu par l'argent dont il abondait, et qu'il se trouve inférieur par cette partie des forces où il était de loin supérieur11. 15 Il demande que lui soit donné un trésorier parce qu'il serait pernicieux d'en accréditer plusieurs. 16 La solde lui ayant été remise, il est renvoyé à la flotte et ne tarde pas à se lancer dans l'action ; il agit avec beaucoup de courage, beaucoup de bonheur, il ravage les territoires ennemis, prend les villes et couche tout à bas comme un ouragan qui passe. 17 Terrifiés par ces actions12, les Lacédémoniens décrètent le rappel d'Asie d'Agésilas, pour porter secours à la patrie.

Pisandre et Conon
3,1 Cependant Pisandre13, le général laissé dans la patrie par Agésilas au moment de son départ, déterminé à tenter la fortune des combats, équipe une flotte immense avec les plus grandes forces. 2 Conon ne met pas en ordre les siens avec un moins grand soin, au moment où, pour la première fois il s'apprête à rencontrer l'armée des ennemis. 3 Or, ce n'est pas seulement entre les chefs qu'il y eut dans ce combat une très vive émulation, mais aussi au sein de la troupe. 4 En effet, le général lui-même, Conon, n'avait pas tant de dévouement pour les Perses que pour sa patrie, et, de même que, avec la ruine de la situation des Athéniens, il avait été responsable de la perte de leur empire, de même il voulait que cette situation se rétablisse et récupérer, en remportant la victoire, la patrie qu'il avait perdue en étant vaincu14: 6 un projet d'autant plus brillant qu'il ne combattait même pas avec les forces des Athéniens, mais avec des forces réunies pour un autre combat15; il combattrait au péril du roi, il vaincrait au bénéfice de sa patrie, et il obtiendrait la gloire par des moyens différents de ceux qu'avaient utilisés les anciens généraux de sa cité, 7 puisque ceux-là, en vainquant les Perses avaient défendu leur patrie, tandis que lui, en rendant les Perses vainqueurs serait le restaurateur de sa patrie. 8 De plus, Pisandre, du fait de sa parenté avec Agésilas, était aussi l'émule de ses vertus et s'efforçait de ne pas être dépassé par les exploits de ce dernier et l'éclat de sa gloire, et d'autre part de ne pas mener à sa ruine par une erreur occasionnelle un empire qui avait été acquis par tant de siècles de guerres. 9 Tous les soldats et les rameurs avaient le même souci, eux que torturait une inquiétude majeure : non pas tant qu'eux-mêmes perdent la puissance qu'ils avaient acquise, mais que les Athéniens ne récupèrent leur ancienne puissance. 10 Cependant la victoire de Conon fut d'autant plus brillante que le combat fut plus grand16; 11 les Lacédémoniens vaincus prirent17 la fuite. Les garnisons ennemies sont retirées d'Athènes18; 12 la condition servile est arrachée au peuple qui a retrouvé sa dignité, beaucoup de cités également sont reprises.

4,1 Ce fut le début du rétablissement de la puissance pour les Athéniens et la fin de sa possession pour les Lacédémoniens. 2 Et, en effet, comme si, avec leur empire, ils avaient également perdu leur valeur militaire, ils commencèrent à être méprisés par leurs voisins.

Guerre de Corinthe 3 Donc, les Thébains firent les premiers la guerre aux Lacédémoniens, avec l'aide des Athéniens, 4 et cette cité, en se fondant sur les accroissements de territoire réalisés grâce à la valeur de son chef Épaminondas19, se prit à espérer l'empire de la Grèce20. 5 Une bataille sur terre21 eut donc lieu avec la même fortune pour les Lacédémoniens que celle avec laquelle il avait été combattu en bataille navale contre Conon22. 6 Lysandre, le général par lequel les Athéniens avaient été vaincus, est tué au cours de ce combat. 7 Quant à Pausanias23, l'autre chef des Lacédémoniens, accusé de trahison, il s'en alla en exil. 8 Donc, les Thébains, maîtres de la victoire, conduisent toute leur armée vers la ville des Lacédémoniens, dans l'idée qu'il serait facile de s'en emparer puisqu'elle avait été abandonnée par tous ses alliés. 9 Craignant cela, les Lacédémoniens font venir d'Asie pour la défense de la patrie leur roi Agésilas, qui y accomplissait de grandes choses24. 10 Après la mort de Lysandre, en effet, il n'avait confiance en aucun autre général. 11 Puisque l'arrivée d'Agésilas se faisait attendre, ils s'avancent vers l'ennemi après avoir levé une armée. 12 Mais, contre des hommes qui avaient été victorieux peu de temps auparavant, les vaincus n'avaient ni un courage ni des forces de même niveau, et ils sont mis en déroute au premier engagement. 13 C'est après la destruction des troupes des siens que survint le roi Agésilas qui, après avoir repris le combat, arracha la victoire aux ennemis sans difficulté grâce à des soldats endurcis par la récente campagne, après beaucoup d'autres; cependant il fut lui-même grièvement blessé25.

5,1 Ce qu'ayant appris, les Athéniens, craignant d'être réduits de nouveau à leur précédent statut de servitude par les Lacédémoniens vainqueurs, 2 rassemblent une armée et ordonnent qu'elle soit conduite au secours des Béotiens par Iphicrate, âgé de vingt ans, certes, mais jeune homme de grand talent26. 3 La valeur, bien au-dessus de son âge, de l'adolescent fut admirable, 4 et jamais avant lui les Athéniens n'eurent parmi tant de si grands chefs un général qui donnât de si grandes espérances, ni qui eût un talent si précoce, 5 à la fois stratège et orateur. 6 Quant à Conon, ayant appris le retour d'Agésilas, il revient lui aussi d'Asie pour ravager les territoires des Lacédémoniens, 7 et ainsi les Spartiates encerclés, le bruit effrayant de la guerre s'insinuant de toute part, sont réduits aux tréfonds du désespoir. 8 Mais, après avoir dévasté les terres ennemies, Conon gagne Athènes où, accueilli par l'explosion de joie des citoyens, il éprouva cependant lui-même plus de peine du fait de l'incendie et de la destruction de sa patrie par les Lacédémoniens que de joie à la retrouver après tant de temps27. 9 C'est pourquoi il restaura ce qui avait été incendié et reconstruisit ce qui avait été détruit avec l'argent du butin et le concours de l'armée des Perses. 10 Tel fut le destin d'Athènes : brûlée auparavant par les Perses28, elle était reconstruite de leurs mains, et détruite à cette heure par les Lacédémoniens, elle était reconstruite à partir de leurs dépouilles, 11 et, par un retournement de situation, elle avait à cette heure pour alliés ceux qu'elle avait eu alors pour ennemis, et à cette heure elle était en butte à des ennemis avec lesquelles elle avait été liée alors par les liens d'alliance les plus étroits.

La paix du Roi
6,1 Pendant ces événements, le roi des Perses Artaxerxès envoie en Grèce des ambassadeurs par lesquels il ordonne à tous de déposer les armes; "celui qui ferait autrement, il le tiendrait pour ennemi"; il rend la liberté aux cités et tout ce qu'il détenait29. 2 Il ne fit pas cela par considération envers les souffrances de la Grèce et les haines opiniâtres productrices de guerres meurtrières, 3 mais de peur que ses armées ne soient retenues en Grèce tandis qu'il était occupé par la guerre d'Égypte qu'il avait entreprise à cause des renforts envoyés aux Lacédémoniens contre ses préfets. 4 Or les Grecs, lassés par tant de guerres, obéirent avidement. 5 Cette année ne fut pas seulement remarquable par le fait que soudain la paix fut faite dans toute la Grèce, mais aussi parce qu'à la même époque la ville de Rome fut prise par les Gaulois30.

Prépondérance de Thèbes 6 Mais les Lacédémoniens, ourdissant des pièges contre des gens qui étaient sans inquiétude, ayant guetté une absence des Arcadiens, prennent d'assaut un de leurs châteaux et, l'ayant occupé, y placent une garnison31. 7 C'est pourquoi, après avoir levé et équipé une armée, les Arcadiens reprennent par les armes ce qu'ils avaient perdu, avec l'aide de renforts thébains. 8 Alors que dans cette bataille, le chef des Lacédémoniens, Archidamos, blessé, 9 voyait massacrer les siens, déjà comme des vaincus, il demanda par un héraut les cadavres pour leur donner une sépulture 10 - tel est chez les Grecs le signal de reconnaissance de la victoire -, satisfaits par cet aveu, les Thébains donnèrent le signal d'épargner.

7,1 Ensuite, quelques jours après, aucun des deux camps ne se livrant à un acte de guerre, alors que comme par un consensus tacite, il y avait une trêve, pendant que les Lacédémoniens livraient d'autres batailles à leurs voisins, les Thébains sous la conduite d'Épaminondas se prirent à espérer de s'emparer de leur ville32. 2 Donc, au début de la nuit, ils partent en secret pour Lacédémone, cependant ils ne purent attaquer par surprise, 3 puisque les vieillards et tout ce qui était resté là, d'âge impropre à se battre, accoururent en armes dans les chicanes mêmes des portes quand ils se furent rendu compte de l'approche des ennemis; 4 et contre quinze mille soldats, se présentèrent cent hommes tout au plus, déjà usés par l'âge. 5 Tant la vision de la patrie et du foyer procure de courage et de force, tant les esprits sont rendus plus généreux par leur présence que par leur souvenir. 6 Quand ils virent en effet au milieu de quelles choses et pour qui ils se dressaient, ils pensèrent qu'il leur fallait vaincre ou mourir. 7 Donc quelques vieillards résistèrent à une formation de combat que, quelques jours auparavant, toute la jeunesse n'avait pu égaler. 8 Dans cette bataille les deux chefs des ennemis tombèrent, alors qu'entre temps les Thébains se retirèrent à l'annonce de l'approche d'Agésilas. 10 Et la guerre ne fut pas longtemps différée puisque la jeunesse spartiate, enflammée par la vertu et la gloire des vieillards, ne put être retenue de trancher immédiatement par les armes en bataille rangée33. 11 Alors que la victoire était aux Thébains, Épaminondas est grièvement blessé en remplissant son devoir non seulement de chef, mais aussi de très brave soldat. 12 Ce qu'ayant appris, chez les uns, la douleur inspire la crainte, chez les autres, la joie inspire la stupeur, et on se retire ainsi du combat comme en vertu d'une décision unanime.

La mort d'Épaminondas
8,1 Puis, quelques jours après, Épaminondas mourut et avec lui les forces de la république tombèrent également. 2 En effet, de même que si on ébrèche le fil d'une arme, on ôte au reste de la lame la force de nuire, de même, une fois emporté le chef des Thébains, comme le tranchant d'une arme, les forces de la république furent émoussées, si bien que tous semblaient non pas tant avoir perdu leur héros qu'avoir péri avec lui. 3 En effet, avant ce chef, ils ne firent aucune guerre mémorable et ils ne s'illustrèrent pas ensuite par leurs vertus mais par des désastres, si bien qu'il est évident que la gloire de leur patrie naquit et s'éteignit avec lui34. 4 De fait, il est difficile de décider s'il fut meilleur en tant qu'homme ou en tant que général. 5 En effet, il rechercha toujours le pouvoir pour sa patrie et non pour lui-même, et il fut si désintéressé que l'argent manqua pour ses funérailles. 7 Il n'était pas plus avide de gloire que d'argent puisque tous ses commandements lui furent conférés à son corps défendant et il géra les magistratures de telle façon qu'il paraissait non pas en recevoir une marque d'honneur, mais leur donner de la dignité35. 9 D'autre part, il avait une tant de passion pour les belles-lettres et une telle connaissance de la philosophie qu'on se demandait avec étonnement d'où une si remarquable science militaire était venue à un homme destiné par sa naissance aux belles-lettres. 10 Et la manière dont il mourut ne fut pas en désaccord avec le fondement de sa vie. 11 En effet, une fois qu'il fut ramené au camp à demi inanimé, il rassembla sa voix et son souffle, il demanda à ceux qui l'entouraient cette seule chose36: l'ennemi lui avait-il enlevé son bouclier au moment où il était tombé37? 12 Quand il apprit qu'il l'avait conservé et qu'on lui eut apporté, il l'embrassa comme le compagnon de ses peines et de sa gloire; il demanda ensuite lequel des deux camps avait remporté la victoire. 13 Quand il apprit que c'était les Thébains, il dit qu'il en était heureux et il expira ainsi, comme en félicitant sa patrie38.

Conséquences des guerres entre les cités
9,1 La valeur des Athéniens se perd aussi par cette mort, 2 puisque, une fois disparu celui avec qui ils avaient l'habitude de rivaliser, s'étant abandonnés à l'inaction et à l'engourdissement, 3 ils ne dépensent pas les revenus de l'état comme autrefois pour la flotte et l'armée, mais les dissipent en jours de fêtes et dans la somptuosité des jeux, 4 et ils affluent au théâtre pour voir les acteurs et les poètes les plus connus, visitant plus souvent la scène que les camps et louant les versificateurs mieux que les généraux. 5 Alors les impôts de l'état, qui nourrissaient auparavant les soldats et les rameurs, commença à être réparti entre la peuple de la ville39. 6 Le résultat de ces événements fut qu'au milieu des vices des Grecs émergea la puissance des Macédoniens, auparavant méprisable et obscure, 7 et que Philippe, trois ans retenu en otage à Thèbes40, formé à l'école des vertus d'Épaminondas et des Pélopidas, imposa sur la nuque de la Grèce et de l'Asie, le règne de la Macédoine comme un joug de servitude.


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1 Il s'agit des cités grecques d'Asie mineure (la province d'Asie des Romains) sur lesquelles Artaxerxès II tentait de rétablir son hégémonie, après sa victoire sur son frère Cyrus le Jeune. Une expédition spartiate, commandée par Thibron (
Xénophon, Hell. 3,1,4), avait été envoyée en 400/399 au secours des cités d'Éolide

2 C'est à dire Derkylidas, dont Prol. 6 a conservé le nom exact ; il avait remplacé Thibron en 399 (Xénophon, l.l.).

3 Satrape de Phrygie septentrionale.

4 Satrape de Lydie jusqu'en 395.

5 Justin emploie la forme verbale dimittitur : le passif latin correspond à un moyen grec.

6 Artaxerxès se trouvait alors à Suse.

7 Cf.
supra 5,6.

8 Néphéritès Ier (398-396/5).

9 Fils d'Archidamos, Agésilas avait été mis sur le trône en 398 à la place de son neveu Léotichidès, dont les Spartiates pensaient qu'il était fils d'Alcibiade et non du roi Agis II (cf. supra
5,2,2, n. 9, et 5,2,5.

10 Allusion au cérémonial de la proskynèse, hérité des Babyloniens ; à propos de l'adoption des coutumes perses par Alexandre et de l'opposition qu'elle suscita, cf. infra,
12,3,8-4,1.

11 Grâce à l'aide de la reine Parysatis, Conon obtint la condamnation à mort de Tissaphernès, qui fut remplacé par Tithraustès

12 La cause réelle du rappel d'Agésilas par les Spartiates est leur défaite de l'Haliarte devant les Thébains et la mort de Lysandre, tué en Béotie (395), défaite suivie de la formation d'une coalition contre Sparte (Thèbes, Athènes, Argos et Corinthe) : la " guerre de Corinthe" de 395 à 386.

13 Beau-frère d'Agésilas, nommé navarque en 395 a.C.

14 Allusion à la bataille d'ægos Potamos en 405 a.C.

15 C'est ainsi que je comprends l'expression alieni proelii uiribus.

16 La bataille navale livrée devant Cnide en Carie, au début d'août 394 a.C., fut une éclatante victoire athénienne ; Pisandre y trouva la mort.

17 Bien qu'un parfait capessi soit attesté par les grammairiens, la forme capesserunt (tpi) est bien bizarre et mieux vaudrait peut-être prendre la leçon de D : capessunt

18 En fait, il n'y avait plus de garnison spartiate à Athènes depuis près de dix ans puisque la démocratie y avait été restaurée en 403/2 a.C.

19 Épaminondas (c.420-362)

20 Annonce de la future prépondérance de Thèbes (371-362 a.C.)

21 Bataille de l'Haliarte (cf. supra
2,17 et la note ad. loc.).

22 Bataille de Cnide (cf.
supra 3,10) en fait postérieure à la bataille de l'Haliarte.

23 Le roi Pausanias II n'avait pas réussi à faire à temps sa jonction avec Lysandre; il se réfugia à Tégée où il mourut.

24 Cf.
supra 2,17 et la note ad loc.

25 Bataille de Coronée en Béotie, en août 394 a.C.

26 Iphicrate, organisateur du corps des peltastes, infanterie légère

27 Conon revint à Athènes en 393 a.C. avec une somme de cinquante talents donnés par Pharnabaze pour achever la reconstruction des Longs Murs.

28 Seconde guerre médique

29 Paix du Roi, ou "d'Antalcidas" en 386 a. C. Proclamation solennelle de l'autonomie des cités grecques, sauf Lemnos, Imbros et Sciros, reconnues possessions d'Athènes, et les cités grecques d'Asie qui sont sous la suzeraineté d'Artaxerxès ainsi que Clazomènes et Chypre. Beaucoup d'événements antérieurs importants ont été sautés par Justin.

30 La datation traditionnelle (Varron) donne 390 a.C. pour la prise de Rome par les Gaulois de Brennos ; la date polybienne (387/6) est en accord avec le texte de Justin (cf. Polybe, 1,6,2) ; la source commune à Polybe et à Justin pour ce synchronisme serait Timée, d'après F. W. Walbank, A Historical..., p. 46-47.

31 Occupation de la forteresse de Kromnos par Archidamos III, le fils d'Agésilas, en 364 a.C. Vingt ans de l'histoire des cités et beaucoup d'événements importants ont été sautés par Justin, dont l'occupation de la Cadmée par les Spartiates (382) et l'humiliation de Thèbes après la paix du Roi.

32 En 362 a.C., soit en réalité deux ans après.

33 Bataille de Mantinée en Arcadie, en juillet 362 a.C.

34 Remarquons que Justin ne parle pas ici de Pélopidas, l'autre grand chef thébain, mort à la bataille de Cynoscéphales en 364 a.C., dont Trogue Pompée avait certainement développé les exploits (cf.
infra, 9,7).

35 Il y a là sans aucun doute des allusions à la carrière de Pompée, patron de la famille de Trogue Pompée.

36 D'après Valère-Maxime (
3,2 ext. 5), Épaminondas prononça alors un grand discours.

37 Le déshonneur atteint le soldat qui abandonne son bouclier sur le champ de bataille, il peut encourir jusqu'à la peine de mort, et au minimum la perte de ses droits civiques.

38 Selon l'opinion commune, ce panégyrique d'Épaminondas serait repris d'Éphore (voir en particulier A. Momigliano, Terzo contributo..., p. 357 et S. Fuscagni, Callistene..., p. 33).

39 Allusion à la caisse du théorikon, instituée par Eubule.

40 À propos du séjour de Philippe à Thèbes (368-5 a.C.), vu par les auteurs anciens, voir M. Sordi, Il soggiorno..., p. 57-63.


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