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Marcus Junianus Justinus
Abrégé des Histoires Philippiques de Trogue Pompée.
texte établi et traduit par Marie-Pierre Arnaud-Lindet.

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Livre VII

Histoire de Macédoine jusqu'à la prise de Mothone par Philippe, Les premiers rois de Macédoine 1,1—Les relations avec les Perses au temps de Darius Ieret de Xerxès 3,1—Amyntas III, 4,3—Alexandre II et Perdiccas III, 5,1—Philippe II, 6,1.


1 2 3 4 5 6

Les premiers rois de Macédoine 1,1 La Macédoine a été appelée auparavant Émathia1 du nom du roi Émathion2, dont subsistent en ces lieux les premiers témoignages de la valeur. 2 De même que ses accroissements furent modestes, son territoire fut très restreint. 3 Le peuple était nommé "Pélasges", la région "Bottia"3. 4 Mais, par la suite, du fait de la valeur des rois et de l'activité du peuple, l'empire fut étendu jusqu'aux bornes extrêmes de l'Orient. 5 Dans la région de Péonie4, qui est maintenant une partie de la Macédoine, on dit que régna Tèlégonos5, père d'Astéropéos6, dont nous avons appris le nom, dans le cadre de la guerre de Troie, parmi ceux des plus illustres défenseurs de la ville. 6 De l'autre côté, en Europe7, régna un roi appelé Europos8. 7 Il y eut aussi Caranos : avec une grande multitude de Grecs, il fut enjoint par une réponse de l'oracle de chercher une installation en Macédoine ; venu en Émathie, il s'empara de la ville d'Édesse9 en suivant un troupeau de chèvres qui fuyait une averse, passant inaperçu des habitants à cause de l'abondance des averses et du brouillard ; 8 et s'étant souvenu de l'oracle qui lui avait donné l'ordre de chercher un empire avec des chèvres pour guides, il établit là le siège de sa royauté ; 9 et ensuite, avec un scrupule religieux, il prit soin de faire précéder ses enseignes par ces mêmes chèvres partout où l'armée faisait mouvement, voulant avoir comme guides de ses entreprises celles qu'il avait eu comme initiatrices de son règne. 10 En mémoire du don, il appela Égées10 la ville d'Édesse, et Égéades11 son peuple. 11 Ensuite, après avoir chassé Midas - ce dernier tenait en effet aussi une portion de la Macédoine - et les autres rois, il régna seul à la place de tous, 12 et, le premier, ayant réuni des gens de différents peuples, il fit de la Macédoine comme un corps unique, et il posa des fondations solides pour la croissance du royaume.

2,1 Après lui régna Perdiccas12, dont la vie fut illustre et les dernières recommandations, à l'approche de la mort, dignes de mémoire comme si elles venaient d'un oracle ; 2 puisque le vieillard, qui se mourait, indiqua à son fils Argée13 l'emplacement où il voulait être être enseveli et il ordonna qu'y fussent déposés non seulement ses os, mais également ceux de ses successeurs sur le trône, 3 après avoir prédit qu'aussi longtemps que les restes de ses descendants seraient ensevelis à cet endroit, la royauté resterait dans la famille ; 4 et, en accord avec ce scrupule religieux, on croit que la race s'est éteinte en Alexandre parce qu'il avait changé le lieu de la sépulture14.

5 Argée ayant administré le royaume avec mesure, entouré de l'affection populaire, laissa comme successeur son fils Philippe15, qui, enlevé par une mort prématurée, institua comme héritier un tout jeune enfant, Aéropos16.

6 Or, les Macédoniens avaient des conflits incessants avec les Thraces et les Illyriens : endurcis aux armes, comme par un exercice quotidien, ils terrifiaient leurs voisins par la gloire de leurs exploits guerriers. 7 Donc, les Illyriens, méprisant le bas âge d'un roi sous tutelle, attaquent les Macédoniens. 8 Ces derniers, mis en déroute au combat, apportèrent le roi dans son berçeau, le placèrent derrière la ligne de bataille et reprirent la lutte avec plus d'ardeur17, 9 comme s'ils avaient été auparavant vaincus pour la raison que les auspices de leur roi avaient fait défaut aux combattants, 10 et qu'ils seraient vainqueurs précisément pour la raison qu'ils avaient pris une mentalité de vainqueurs du fait de leur scrupule religieux ; 11 en même temps, ils étaient tenus par la pitié pour l'enfant qui, s'ils étaient vaincus, passerait sans doute de l'état de roi à celui de captif. 12 Le combat ayant été engagé de cette façon, ils mirent en déroute les Illyriens dans un grand carnage et montrèrent à leurs ennemis que, dans la bataille précédente, c'est le roi, non la valeur militaire, qui avait fait défaut aux Macédoniens. 13 À ce roi succéda Amyntas18, immensément illustre à la fois par sa valeur personnelle et par le caractère remarquable de son fils Alexandre19; 14 et celui-ci se révéla si bien doté de naissance en qualités humaines de toutes sortes qu'il participa même à diverses épreuves aux jeux olympiques20.

Les relations avec les Perses au temps de Darius Ieret de Xerxès
3,1 Entre temps, le roi des Perses Darius21 avait été repoussé de Scythie dans une fuite honteuse : pour éviter de se déshonorer partout par ses revers militaires, il envoie Mégabaze avec une partie de ses troupes pour s'emparer de la Thrace et des autres royaumes de la région, auxquels viendrait s'ajouter la Macédoine, tenue pour d'importance négligeable. 2 Et, après avoir en peu de temps exécuté l'ordre du roi22, Mégabaze, ayant envoyé des ambassadeurs à Amyntas, roi de Macédoine23, réclamait que lui fussent donnés des otages, garants de la paix future. 3 Cependant les ambassadeurs, accueillis avec bienveillance, demandent à Amyntas, tandis que au cours du festin l'ivresse croissait, d'ajouter à l'apparat du festin les usages de la familiarité, en faisant venir au banquet ses femmes et celles de son fils24- cela était tenu chez les Perses comme une garantie jurée d'hospitalité, disaient-ils -. 4 Comme les Perses les lutinaient avec impudence dès leur arrivée, le fils d'Amyntas, Alexandre, demande à son père de quitter le banquet, par respect pour son âge et sa dignité, après lui avoir promis qu'il allait modérer les facéties de ses hôtes. 5 Après le départ du roi, il demande aux femmes de quitter le banquet quelques instants, en disant qu'il va les parer avec plus d'élégance et les ramener plus charmantes. 6 Il met à leur place des jeunes gens joliment habillés en femmes et leur ordonne de mettre un terme à l'impudence des ambassadeurs avec le fer qu'ils portaient sous leur robe25. 7 Et, tous ayant été mis à mort de cette manière, Mégabaze, ignorant ce qui s'était passé, comme les ambassadeurs ne revenaient pas, envoie Bubarès26 avec une partie de l'armée, comme pour une guerre facile et de peu d'importance : 8 il dédaignait d'y aller lui-même de peur de se déshonorer en combattant un peuple si vil. 9 Mais Bubarès, tombé amoureux de la fille d'Amyntas avant la guerre, l'épousa sans faire la guerre et, ayant abandonné ses sentiments hostiles, se rangea aux lois de la parenté27.

4,1 Après le départ de Macédoine de Bubarès28, le roi Amyntas mourut; la parenté avec Bubarès ne procura pas seulement à son fils et successeur Alexandre la paix pour l'époque de Darius29, mais encore lui concilia Xerxès30 au point que quand ce dernier s'empara de la Grèce comme un ouragan, il lui donna le pouvoir sur toute la région entre les monts Olympe et Hémus. 2 Cependant il n'augmenta pas moins son royaume par sa valeur que par la libéralité des Perses.

Amyntas III 3 Ensuite, selon l'ordre de succession31, le royaume de Macédoine vint à Amyntas32, fils de son frère Ménélas. 4 Amyntas fut aussi remarquable par son activité et doté de toutes les vertus des chefs militaires ; 5 il eut d'Eurydice trois fils : Alexandre, Perdiccas et Philippe, père d'Alexandre le Grand le Macédonien, et une fille Euryone, et d'autre part, de Gygée, Archélaos, Arridée, Ménélas. 6 Ensuite, il fit des guerres importantes contre les Illyriens et les Olynthiens. 7 De plus, il serait tombé sous les embûches de son épouse Eurydice - qui, après avoir combiné un mariage avec son gendre33, avait projeté de tuer son mari et de livrer le pouvoir royal à son amant -, si sa fille ne lui avait dénoncé l'adultère de sa mère et ses desseins criminels. 8 Ayant ainsi échappé à tant de dangers, il mourut âgé après avoir transmis le pouvoir royal à Alexandre34, l'aîné de ses fils.

Alexandre II et Perdiccas III
5,1 Donc, au tout début de son règne, Alexandre se libéra de la guerre contre les Illyriens en leur donnant de l'argent et son frère Philippe en otage. 2 Au bout de quelque temps, grâce à ce même otage, il se concilie une paix bienvenue avec les Thébains35. Cette situation permit à Philippe de développer beaucoup ses remarquables dispositions, 3 puisque, gardé en otage à Thèbes pendant trois ans, il s'acquitta des premiers apprentissages de l'enfance dans une ville d'une sévérité antique et dans la maison d'Épaminondas36, le plus grand des philosophes et des chefs militaires. 4 Peu après, Alexandre périt victime des embûches de sa mère Eurydice37: 5 après l'avoir prise en flagrant délit de crime, Amyntas l'avait épargnée au nom des enfants qu'ils avaient eu ensemble, sans savoir qu'un jour elle les mènerait eux-mêmes à leur perte. 6 Son frère Perdiccas38 est attrapé aussi dans des embûches par une ruse du même genre. 7 Il est révoltant que, pour servir sa passion, une mère ait privé de la vie ses enfants, elle qui avait été rachetée des supplices mérités par ses crimes en considération de ses enfants. 8 Le meurtre de Perdiccas paru d'autant plus révoltant que même l'existence d'un enfant tout petit ne lui avait concilié la pitié de sa mère. 9 Ainsi, Philippe agit pendant longtemps, non comme roi, mais comme tuteur de son pupille39. 10 Mais au moment où des guerres plus importantes menaçaient et que le secours apporté par un petit enfant était trop long à attendre, il assuma le pouvoir royal, contraint par le peuple.

Philippe II
40 6,1 Dès qu'il commença à exercer le pouvoir, tous mirent en lui de grands espoirs, à la fois à cause de son génie personnel qui promettait un grand homme, et à cause des anciens oracles de Macédoine 2 qui avaient chanté que, sous le règne de l'un des fils d'Amyntas, la situation de la Macédoine serait très florissante, espoir pour la réalisation duquel il était le dernier de reste, du fait du crime de sa mère. 3 Au début du règne, alors que, d'un côté, le meurtre de ses frères assassinés de façon révoltante, de l'autre, la multitude des ennemis, d'un côté, la crainte des embûches, de l'autre, le manque de ressources d'un royaume épuisé, dû à un état de guerre permanent, accablaient l'inexpérience du trop jeune homme, 4 ayant calculé qu'il fallait dissocier les guerres qui affluaient simultanément depuis diverses directions, comme par une conspiration de beaucoup de peuples pour écraser la Macédoine, puisqu'il ne pouvait être de même force que tous, 5 il termina les unes par l'intermédiaire d'un traité, acheta la fin des autres, après s'être attaqué aux ennemis les plus faciles à vaincre pour affermir, du fait de sa victoire, les cœurs tremblants des soldats et effacer le mépris qu'avaient pour lui les ennemis.

6 Il livra son premier combat contre les Athéniens; après les avoir vaincus dans une embuscade, il les laissa partir sains et saufs et sans rançon, par peur d'une bataille plus dure, alors qu'il aurait pu les tuer tous41.

7 Après ces derniers, la guerre ayant été transportée contre les Illyriens, il tue beaucoup de milliers d'ennemis42.

Il prend la très célèbre ville de Larissa43.

8 Puis il s'attaque à l'improviste à la Thessalie, qui ne redoutait rien moins qu'une guerre, non par désir de butin, mais parce qu'il brûlait d'ajouter à son armée la puissance des cavaliers thessaliens, 9 et il composa une armée invincible en réunissant cavaliers et fantassins en un seul corps de troupes.

10 Pendant que ces événements se déroulaient favorablement, il épouse Olympias44, fille du roi des Molosses Néoptolème ; 11 l'union avait été arrangée par le cousin et tuteur de la jeune fille, Arrybas, roi des Molosses, qui était marié à Troade, la sœur d'Olympias, et ce fut la cause de sa ruine et de tous ses malheurs45. 12 En effet, tandis qu'Arrybas espérait accroître son royaume grâce à son alliance avec Philippe, il fut dépossédé de son propre royaume par ce dernier et vieillit en exil46.

13 Ainsi fait, Philippe, non content désormais d'avoir repoussé les guerres, provoque même volontairement des peuples paisibles. 14 Alors qu'il assiégeait la ville de Mothone47et passait le long du rempart, une flèche tirée d'en haut creva l'œil droit du roi. 15 Cette blessure ne le rendit ni plus hésitant au combat, ni plus emporté contre les ennemis, au point que, quelques jours après, il accorda la paix à ceux qui l'en priaient et il ne se montra pas seulement modéré envers les vaincus, mais même aimable.


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1 L'Émathie est la région qui se trouve entre le fleuve thrace Axios (Vardar) et le fleuve de Piérie Haliakmôn (Vistrítsa).

2 Souverain légendaire, fils de Tithônos et d'Eôs, frère du roi des Éthiopiens Memnon (cf.
Hésiode, Th. 984-5).

3 La Bottia correspond à la région d'Émathie qui est la plus proche de la mer, entre les basses vallées des fleuves côtiers.

4 Au nord de la Macédoine.

5 En fait, Pèlégôn (Phlegw/n), fils du fleuve Axios et de la nymphe Péribée. Trogue Pompée a fait une confusion en démarquant sa source avec Tèlégonos (Thle/gonos), le fils d'Ulysse, bien plus connu.

6 Le chef péonien A)steropai=os, celui qui lance des éclairs, fut tué par Achille pendant le siège de Troie (Il.
12,102; 21,137).

7 Europe est le nom ancien de plusieurs régions grecques, puis une petite province romaine du diocèse de Thrace, sous l'empire tardif.

8 La cité d'Europos, sur l'Axios, qui existait encore au temps de Pline (
H.N. 4,34), avait comme héros éponyme le roi mythique Europos.

9 Aujourd'hui Edissa/Voden en Macédoine.

10 Du grec ai)/x, ai)go/s : la chèvre.

11 C'est à dire les fils des chèvres.

12 Perdiccas Ier : selon Hérodote (
8,137), qui donne la liste des huit premiers rois de Macédoine, le prince royal Perdiccas était le fils de l'Héraclide Tèménos, roi d'Argos; il fonda le royaume de Macédoine dans la première moitié du VIIème s. a.C.

13 Deuxième roi de la liste d'Hérodote et treizième descendant d'Hercule selon Théopompe.

14 Alexandre le Grand, dont le tombeau, construit à Alexandrie, existait encore quand César le Jeune entra dans la cité après la défaite de Marc-Antoine et de Cléoâtre.

15 Philippe Ier, mort au début du VIème s.

16 Aéropos Ier (590-560 ?)

17 Ammien Marcellin utilise ainsi cette légende rapportée par Justin : Sicut aliquando dimicaturi Macedones cum Illyriis regem adhuc infantem in cunis locauere post aciem cuius metu ne traheretur captiuus aduersos fortius oppresserunt (
Hist. 26,9,3).

18 Justin ne parle pas d'Alcétès qui, selon Hérodote (
8,139) était le père et le prédécesseur d'Amyntas Ier (c.540-498).

19 Alexandre Ier Philhellène, 498-454 ou 495-452.

20 Vers 500 a.C.

21 Darius Ier, cf.
supra 2,5,9-11.

22 Soumission des Périnthiens, de la Thrace et des Péoniens, cf.
Hérodote, 5, 1-16.

23 Selon Hérodote (
5,17-18), Bubarès envoya à Amyntas les sept Perses les plus nobles de son armée, pour demander aux Macédoniens la terre et l'eau, c'est à dire la reconnaissance de la suzeraineté perse, ce qu'Amyntas accepta.

24 Cf.
Hérodote, 5,18.

25 Cf. le traitement de l'anecdote par Hérodote (
5,18-20).

26 Bubarès était le fils de Mégabaze (
Hérodote, 7,22,2).

27 Selon Hérodote (
5,21), moins romanesque, les Macédoniens firent disparaître toute trace matérielle de l'ambassade, et au moment de l'enquête menée par Bubarès, Alexandre acheta l'arrêt des recherches sur son sort en donnant au fils de Mégabaze une grosse somme d'argent et sa sœur, qui s'appelait Gygée. Le fils de Bubarès et de Gygée, Amyntas, sera plus tard gouverneur d'Alabanda de Phrygie (Hérodote 8,136)

28 Peut-être en 498 a.C. au moment de la révolte d'Ionie. On retrouve plus tard Bubarès dirigeant les travaux de creusement du canal de l'Athos qu moment des préparatifs d'invasion de la Grèce par Xerxès, en 483-481 (
Hérodote, 7,22).

29 La Macédoine est alors un protectorat perse.

30 Alexandre Ier "Philhellène", fidèle allié des Perses tout en étant l'ami des Athéniens dont il avait reçu le titre de "proxène et bienfaiteur", fut envoyé par Mardonios en ambassade à Athènes en janvier 479 a.C. pour essayer de conclure une alliance avec la cité (cf.
Hérodote, 8,136-144).

31 Il y eut, entre Alexandre Ier et Amyntas III, un espace de temps d'une cinquantaine d'années et six rois dont Justin a omis de rapporter l'histoire (Perdiccas II, Archelaos, Orestès, Aéropos II, Amyntas II, Pausanias). L'expression per ordinem deinde successionis, ou une expression similaire, est employée par l'abréviateur quand il procède à des coupures dans l'histoire des dynasties (cf. par ex.
1,4,1). Le Ménélas cité par Justin n'est évidemment pas le frère d'Alexandre Ier.

32 Amyntas III (393-370/69 a.C.).

33 Ptolémée d'Alôros, l'époux d'Euryone.

34 Alexandre II (370/69-368/7 a.C.).

35 En 369 a. C. : le futur Philippe II avait alors environ quatorze ans.

36 Cf.
supra, 6,9,7.

37 Alexandre II fut assassiné pendant l'hiver 368-367 à l'initiative de son beau-frère Ptolémée d'Alôros, qui fut ensuite régent pendant deux ou trois ans.

38 Selon Justin et Quinte-Curce (
7,11,26), Perdiccas III (365-359 a.C.) fut assassiné comme son frère aîné ; en fait, il mourut au combat contre les Illyriens.

39 Le jeune Amyntas IV. Philippe ne fut proclamé roi des Macédoniens qu'en 357 a.C.

40 Dans ce chapitre à la chronologie brouillée, il semble que Justin nous ait conservé des éléments d'une introduction de Trogue Pompée sur le règne de Philippe, reprise de Théopompe, qui anticipait en évoquant quelques faits marquants du règne. La technique propre à l'abréviateur a achevé la confusion entre des événements de la régence et de la première période du règne de Philippe (359-354) et des anticipations.

41 Accord de 359 a.C.

42 En 358 a.C. Cf. Diodore
16,4,5; 8,1. Parménion s'illustra dans ces combats.

43 La phrase se trouve ici dans la tradition manuscrite. Pour rétablir une suite logique des guerres de Philippe et une chronologie acceptable de l'annexion des villes de Thessalie, les éditeurs modernes ont déplacé la phrase, après expugnat ou après fecit.

44 En 356 a.C.

45 Arrybas étais le frère cadet de Néoptolème qui mourut en 360 en laissant un fils, Alexandre, et deux filles : Troas, que son oncle Arrybas épousa, et Olympias, la future épouse de Philippe.

46 En 342 a.C., Philippe remplaça Arrybas par Alexandre, le fils de Néoptolème; Arrybas termina ses jours à Athènes.

47 Philippe s'empara de Mothone en 355 a.C., après Amphipolis, Pydna et Potidée (357-356). À partir de cette date, toute la côte thrace est sous domination macédonienne.


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